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Mais qu’est-ce que ça peut vous foutre ?

10 Déc

Aaaaaah alors voilà le fameux point de friction entre celles qui ont fait comme ci, celles qui ont fait ça, qui ont vécu ci et qui ont vécu ça. Qui y vont de leurs « bons » conseils sur tous les sujets concernant la parentalité !

La voilà cette fameuse terre de conflits où sans le vouloir, en énonçant tes envies, tes besoins, tes désirs liés à ta grossesse, à ton accouchement, à ta parentalité, tu entres dans une gueule sans fond comme tu entres en politique, où tu te fais mâcher, broyer, avaler, digérer, recracher dans un état plus que limite si tu es un tant soit peu sensible et si tu cherches des réponses, ce qui est finalement le lot de toutes les futures mères, non ?

Je l’avais bien visitée cette terre, du temps de ma première grossesse…cette terre où tu ne fais que rencontrer des gens qui, tu ne sais pas trop pour quelle raison, s’échinent à instiller le doute dans tes pensées et où certaines bonnes volontés te disent de passer outre et de faire comme tu le sens.
Et tu culpabilises de ne pas avoir assez de leur bon sens pour arriver à prendre tes distances, où tu te dis que tu es faible d’écouter et de te laisser influencer aussi facilement et de ne pas avoir assez de jugeotte pour tout savoir faire toi-même intuitivement et te faire suffisamment confiance.

J’ai peut-être moi aussi été habitante de cette terre sans m’en rendre compte et y suis allée de mon bon conseil sur tout auprès d’une future maman amie et j’en suis désolée si ça a été le cas. J’ai déménagé, si ça peut vous rassurer.

Et sur cette terre, tu te retrouves à devoir te justifier quant à ton choix d’allaiter par exemple. Alors que beaucoup de gens te demandent pourquoi tu t’emmerdes finalement, c’est tellement plus facile les biberons ! Et puis est-ce que tu auras assez de lait hein ? C’est pas dit que tu le réussisses cet allaitement finalement ! Mère sacrificielle, va !

Et a contrario, on te demande de te justifier si tu donnes des biberons à ton enfant. Alors que l’allaitement naturel, c’est tellement mieux pour eux. Tu veux que ton enfant soit malade tout le temps ? Et pourquoi tu n’essaies pas quand même, tu peux au moins faire ça non, pour ton enfant ? Mère indigne, va !

Mais j’ai une question qui me brûle les lèvres à chaque fois et que je n’ose pas poser, de peur que la terre de conflits ne se transforme en terre de disputes : MAIS QU’EST-CE QUE CA PEUT VOUS FOUTRE À VOUS ?

J’ai choisi pour mon deuxième accouchement de ne pas prendre de péridurale et oui je vais douiller très certainement, mais sérieusement qu’est-ce que ça peut vous foutre ? C’est MON corps ! C’est MA souffrance ! C’est MOI qui vais douiller, pas VOUS. C’est MOI qui m’y prépare, pas VOUS ! C’est moi qui assume mes choix, pas vous !
Je ne vais pas vous reprocher à vous de ne pas m’avoir assez convaincue de prendre la péridurale en venant vous poser un stimulateur musculaire intensité 220 volts sur le bas des reins pour vous montrer ce que VOUS m’avez infligé !

J’ai choisi d’allaiter naturellement mon enfant autant que faire se peut mais sérieusement, qu’est-ce que ça peut vous foutre ? Ce sont MES seins ! C’est MON temps ! C’est MON envie ! C’est MA fatigue !
Je ne vais pas me mettre à vous arroser de mon lait en représailles parce que vous ne m’avez pas assez convaincue de prendre du lait artificiel et que je regrette mon manque de sommeil pendant que j’aurais pu laisser le papa s’occuper de sa progéniture !

Et si j’avais choisi le biberon parce que je n’avais pas envie d’allaiter naturellement, qu’est-ce que ça aurait changé pour vous ? Est-ce que mon enfant aurait été moins aimé, moins choyé ? Et sincèrement qu’est-ce que ça peut vous foutre tant que MON enfant est nourri à SA faim ?

Si j’avais choisi d’accoucher dans l’eau, chez moi, en maison de naissance, dans la forêt, dans ma piscine…tant que vous n’êtes pas là pour assister et voir la tête de mon bébé sortir , sérieusement qu’est-ce que ça peut vous foutre ? En quoi c’est important pour vous que je ne veuille pas accoucher à l’hôpital tant que j’anticipe et prépare suffisamment MON accouchement pour palier aux divers problèmes qui pourraient survenir ?

Et en quoi ça vous importe que j’accouche en milieu hospitalier ? Et si j’ai envie d’accoucher debout ? Ou à 4 pattes ? Si je veux écouter Patrick Sébastien pendant mon accouchement ? Si je veux pouvoir rebondir autant que je veux sur une grosse balle ? Si je veux me suspendre à des cordes ? QU’EST-CE QUE CA PEUT VOUS FOUTRE ?

Vous pensez quoi, quand vous m’écoutez émettre mes désirs ? Que je suis une irresponsable qui fait tout pour faire subir à son enfant le pire sort possible ? Est-ce que j’ai émis l’idée de le tuer à la naissance ? Est-ce que j’ai émis un quelconque désir de prendre mon enfant pour un punching-ball dès son plus jeune âge ? Est-ce vous m’avez entendue dire que j’ai décidé de le laisser mourir de faim pour l’expérience ?

Non je veux juste vivre ma grossesse, mon accouchement et ma parentalité selon mes convictions, selon mes possibilités, mes propres limites qui m’appartiennent, selon MES choix en accord avec celle qui arrivera bientôt dans notre vie et que je vais apprendre à connaître en prenant MON temps et pas le vôtre.

Alors sérieusement, avant d’émettre la moindre opinion sur mes choix, si vous y réfléchissez quelques secondes et si au fond vous vous rendez compte que vous n’en avez rien à foutre de ce que j’ai choisi et de ce que je vais subir en pleine conscience, chut, ne dîtes plus rien, laissez-moi tranquille, vous serez gentils, merci.

Zeeeeen…

{Ca jacasse} Le choix du prénom = Baston ?

8 Juin

Voici ma deuxième participation à {Ca jacasse}, je rappelle brièvement pour ceux du fond qui n’écoutaient pas la dernière fois : {Ca jacasse} est un rendez-vous hebdomadaire pour les mamans qui leur permet d’évoquer des moments de leur grossesse et leur statut de maman sur un thème donné ! Cette semaine, le thème est « Le choix du prénom = baston ? »

Scrogneugrmbl.

Il y a quelque chose dont certaines personnes ont du se rendre compte en me côtoyant, c’est que sur certains aspects, je suis une vraie têtue. Autant je peux être plutôt cool voire laxiste par certains côtés, par d’autres, je peux être une vraie tête de mule et il est TRÈS difficile de me faire lâcher le bout de gras, en mode rottweiler quoi.

Ce qui fait que j’ai choisi les prénoms de mes enfants dès le plus jeune âge et pour en être tout à fait convaincue je les ai testés pendant de nombreuses années avant de procréer, ce qui n’a fait que me rasséréner quant à leur pleine adaptation dans ma vie quotidienne.

A 6 ans, ma poupée portait donc le prénom de ma prochaine fille. Que je n’ai pas. Encore.

Et à 8 ans, c’est la naissance de mon chat à l’époque qui m’a donné l’idée du prénom de garçon.

Niveau inspiration, je n’étais pas au top (j’avais déjà trouvé Minou pour le précédent, fallait pas trop m’en demander hein) et mon chat étant né le 3 juillet, j’ai regardé le calendrier…Saint Thomas…Ouais banco ! J’adore ! Thomas ! Tiens, je connaissais pas, c’est cool comme prénom ! Han et encore mieux, comme Thomas O’Malley dans les Aristochats.

Mon chat s’appellait donc de manière très officielle Thomas O’Malley Jr 2è du nom (si si je l’avais enregistré comme ça chez le véto, j’avais insisté…têtue je vous dis). Comme c’était un peu long, on l’appelait Toto, ce qui était nettement moins classe (et il le savait).

Mon Kevinou d’amour…

J’ai porté ces prénoms dans mon coeur tout du long, ne m’en lassant pas, ayant parfois des infidélités je dois bien l’avouer, des moments d’égarement aussi…
Cette soudaine passion pour Kevin Costner lors de la sortie simultanée au cinéma de Robin des Bois, prince des voleurs et Danse avec les loups a failli me perdre mais je crois que trop de Kevin a tué le Kevin.
Finalement, je suis toujours revenue à mes premières amours.

Quand nous avons su que nous étions enceinte, évidemment la question du prénom s’est très rapidement posée. D’autant plus que j’ai un naturel obsessionnel et que tant que c’est pas réglé, j’y pense et repense et rerepense jusqu’à ce que je sois sûre et je titille mon mari, et je le retitille et le reretitille jusqu’à ce qu’il explose (je me vends vachement bien là, je remarque).

J’ai donc poussé mon cher et tendre à faire des listes de prénoms. 10 prénoms chacun pour chaque sexe, on se les montre et on voit s’il y en a qui sont en commun ou pas. Au début, j’avais écarté la possibilité de mes deux prénoms fétiches parce que je pensais que mon mari ne voudrait certainement pas que je donne à mon enfant le prénom de mon chat adoré ou de ma poupée tant aimée.
Au fur et à mesure que la grossesse avançait, nous connaissions dorénavant le sexe, et nous n’étions d’accord sur rien. On avait chacun brûlé nos listes respectives en clamant des incantations sataniques. Mon mari soufflait de plus en plus par le nez en ayant des soubresauts de paupière dûs au stress, j’ai donc ré-envisagé la chose et lui ai dit gravement un jour d’orage  (c’est pour l’effet dramatique, l’orage) : Je suppose que Thomas c’est non ?

Bah si moi j’aime bien Thomas ! qu’il me répond.

Genre je m’étais pris la quiche toute seule pendant des plombes pour évincer l’évidence sous peine de me prendre des stylos dans la tronche et v’là qu’il me dit que non finalement, si, si, ça, ça lui plaît bien !

-Mais t’es conscient que c’est le prénom de mon chat par contre ?

-Ah ? Oui, bah de toute façon il est mort ton chat alors on va pas confondre, hein…

-…

Voyez donc avec quelle délicatesse extrême s’est fait le choix du prénom de notre premier enfant.

Bon maintenant si un jour on a une fille, va falloir que je la joue fine pour placer le prénom de ma poupée. C’est chaud mais y’a moyen. Stay tuned !

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