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{Ca jacasse} Et la nouvelle Reine de la semaine est…

26 Juin

La semaine dernière j’ai eu l’immense honneur d’être élue Reine de la semaine pour la dernière mouture {Ca jacasse} sur les nuits de bébé.

Alors d’abord j’voulais remercier ma mère, sans qui je ne serais pas là aujourd’hui (CQFD) et puis aussi mon bébé qui me fournit de la matière et…ah on me dit dans l’oreillette qu’on s’en fout.

Cette semaine, le nouveau thème était sur les Papas pendant l’accouchement et après avoir lu tous les articles, je peux dire qu’il y en a pléthore des genres de Papas pendant l’accouchement !

Et comme je ne voulais pas rester les bras ballants sans rien dire à propos de mon compagnon, voici ma bafouille (que vous pouvez zapper si vous ne tenez plus de savoir vite vite le résultat !)
Mon cher et tendre petit poulet d’amour a été mon soutien et mon souffre-douleur pendant neuf mois. Je crois qu’il m’a vue passer par toutes les émotions possibles et imaginables sans broncher, en tirant toujours sur mon fil pour ne pas que je m’envole de trop et que je reste un peu sur terre, il m’a offert mon coussin d’allaitement qui a été mon meilleur ami pendant plusieurs mois, il s’est impliqué comme jamais et a développé avec son fils un lien indéfectible dès le 5è mois de grossesse grâce à l’haptonomie qui a super bien fonctionné, tellement que parfois le râleur ne se réveillait que quand il entendait la voix de son père rentrant du travail, prêt à jouer avec lui et mon ventre devenait leur terrain de jeu privilégié, il devenait acteur de cette grossesse. Nombre de fois où il m’a répété que s’il avait pu, il l’aurait porté à ma place, d’ailleurs !
Et puis à notre accouchement qui a duré un peu trop longtemps, il n’a pas dérogé à la règle, présent, discret, essayant de m’aider du mieux qu’il pouvait, me massant le dos jusqu’à s’en faire une tendinite. Et au moment où notre fils est arrivé, je l’enviais, jalouse que j’étais de le voir assister à toute la scène sans que je ne puisse rien voir moi-même, juste sentir. Il a ce plus sur moi qui l’ai porté, il a été le premier à le voir, à me dire « il a plein de cheveux ! ». On s’envie l’un l’autre de ce qu’il nous a été possible de faire.
Et puis, une demie-heure plus tard, je le vois aller s’enfermer dans la salle de douche et l’entends pleurer pendant de longues minutes. Je l’ai écouté s’accorder ces minutes de répit, de relâche, allongée avec mon bébé sur moi. Après une pression constante de 9 mois, il pouvait bien se permettre un peu de relâchement une dizaine de minutes ! Depuis, il est le papa que je m’étais toujours imaginé, celui qui est là, investi, actif, participatif, à part entière, celui qui éduque, qui aime, qui gronde, qui joue, qui est fier et que j’admire sous toutes ses coutures. Alors voilà, mon amour, on ne t’a rien offert pour ta fête des Pères parce qu’on n’arrive pas à trouver de cadeau suffisamment grand pour te montrer combien on t’aime et combien tu es le meilleur Père du monde.

Aaaaah c'qu'on est bien sur Papa !

Aaaaah c’qu’on est bien sur Papa !

Un peu comme tous les Papas d’ailleurs, parce qu’aucun n’a failli à la règle, aucun ne s’est évanoui, aucun n’a pris tout cela à la légère même si au départ c’était plutôt à la cool comme chez Lalotte Papotte, il va au boulot tranquille pépère et finalement se laisse avoir par tous les stades émotionnels de la panique lorsque les choses sérieuses arrivent. Des Papas cools, ça rassure la maman, ça permet de relativiser un peu aussi parfois, notamment quand l’accouchement se passe différemment de ce qu’on imaginait et qu’on perd nos repères, le Papa devient alors cette espèce de zone-tampon indispensable même si parfois maladroite entre la réalité du personnel hospitalier et notre vision parfois altérée et inconsciente des choses, comme c’était un peu le cas pour Vanette.

Parfois, le Papa fait place à des stratagèmes inconscients pour cacher sa nervosité et il se transforme en grand enfant clown qui nous fait un peu devenir Maman avant l’heure, à l’instar de Maman Joker ! Une fois qu’il est devenu Papa, tout le stress était parti et j’ai beaucoup aimé cette phrase « Il aura permis à Nono de devenir une personne à part entière en la dissociant de moi« . Le Papa accompagne la Maman aussi pour ça, pour que l’enfant grandisse et un jour quitte le nid.

Mais des fois on aimerait bien y rester longtemps dans ce nid de douceur qui vient tout juste d’être construit ! Comme la Maman, le Papa aime s’y retrouver et a du mal à le quitter. Chez Jess, c’est ce qu’il s’est passé ! D’autant plus qu’une fois n’est pas coutume, le personnel hospitalier a compris  apparemment depuis longtemps que le père est aussi important que la mère dans tout ce long processus et lui accorde le temps et les contacts nécessaires au début d’une relation pas si évidente que ça.

Même en faisant soi-même partie du personnel hospitalier d’ailleurs, on ne sait jamais vraiment comment ça va se passer ni comment son compagnon va réagir, n’est-ce pas Julie Maman ? Et puis au final on est parfois souvent agréablement surprises !

Mais dans l’ensemble, tous les Papas ont été hyper encourageants ! Finalement, c’est un peu leur boulot hein ! D’ailleurs,  D. de Les Idées de D., après avoir fourni autant d’efforts et avoir été si présent, est-ce que ton compagnon a pu aller profiter un peu du jardin ensoleillé de tes parents à ta place ?

Parce que tous ces efforts, ça fatigue ! Parfois même avant d’en avoir fourni, c’est surtout le cas pour les accouchements nocturnes ! Mais ils sont remplacés par des hôtes de qualité comme le compagnon de Kali remplacé par Georges Michael le temps de l’attente pendant que celui-ci reprenait des forces pour affronter les 10 minutes les plus dures de sa vie 😀

Des fois, il vaut mieux qu’ils se reposent sinon on a droit à des « Ferme ta bouche ! Ferme ta bouche ! » pendant qu’on pousse, c’est l’expérience qu’a vécu Maman Tu Fais Quoi et rien que d’imaginer la scène, j’ai rigolé comme une baleine !

Finalement, si eux-mêmes nous avaient raconté leur aventure, ça aurait probablement donné quelque chose comme le récit d’Edenly qui écrit du point de vue de son compagnon et nous explique comment il a réussi vaillamment à faire face à sa femme paniquée !

Tout cela me donne envie de faire des magnifiques déclarations d’amour à ces super Papas comme l’a fait Kraoline, parce que oui après tout, ils méritent tout autant les félicitations du jury des Mamans !

Et puis il y a des Papas qu’on oublie un peu parce qu’ils ne peuvent pas être là parce qu’on pratique une césarienne, et qu’on leur interdit. Ceux qui attendent patiemment mais qui s’inquiètent et qui tentent d’être présents le plus possible malgré les barrières qu’on leur met. Ceux qui sont le relais entre les Mamans et la néonat et rien que parce que malgré toute mon imagination, je ne fais qu’effleurer la dose de courage de ces Papas là et de celui des jumeaux de Fashion Family en particulier.

C’est à elle que je lègue ma couronne et au Super Papa qui l’accompagne qui sera donc le Roi de Ca jacasse pour cette semaine !

Gloire à la nouvelle Reine Fashion Family ! Longue vie à la Reine 😀

Voici ta couronne, profites-en bien !

{Ca jacasse} – Les nuits de bébé

13 Juin

Voici ma troisième participation à {Ca jacasse}, je rappelle brièvement pour ceux du fond qui n’écoutaient pas la dernière fois : {Ca jacasse} est un rendez-vous hebdomadaire pour les mamans qui leur permet d’évoquer des moments de leur grossesse et leur statut de maman sur un thème donné ! Cette semaine, le thème est « Les nuits de bébé ».

Je vais probablement me faire jeter des cailloux mais notre loupiot a eu la merveilleuse idée de faire ses nuits à 2 mois. Et entre sa naissance et ses 2 mois, il se réveillait maximum 2 fois par nuit et a pris un rythme plutôt confortable pour nous, assez rapidement.

Voilà, allez-y, huez-moi, lynchez-moi, je comprends.

Donc je ne vous parlerai pas de ses nuits, non. Parce que ça risque de vite devenir chiant. Mais je vais vous parler d’une nuit en particulier : la toute première, avec lui.

Mwooooooooooh c’est meugnooooooon scrougnouchinouchabeuleubeuleu.

Il est 21h43, je viens de devenir Maman pour la toute première fois. Tu es là, dans mes bras, tes cheveux plaqués contre ton crâne par un peu de sang, tes yeux grands ouverts et un brin inquiets qui ne comprennent pas bien comment d’un coup on t’a sorti dans cette espèce de salle bizarre avec des rayons qui font mal aux yeux, même s’ils sont tamisés. Tout le reste n’a plus aucune espèce d’importance : la sage-femme la tête entre mes jambes qui nettoie mon utérus et me recoud, Papa qui m’écrase l’épaule avec ses larmes de joie, la gynécologue qui me félicite du travail accompli après 27h de travail. Tu es là. Tu vis. Tu me regardes. Je ne demandais que ça.

Il est 0h15, la sage-femme vient nous chercher pour nous emmener dans notre chambre. Nous serons accompagnés, tu sais. Il y a un autre bébé qui sera là avec sa maman, il ne faudra pas faire trop de bruit. La sage-femme nous installe très trop rapidement, elle somme Papa de vite vite ranger les affaires dans le placard. « Dépêchez-vous, je tiens la porte de l’ascenseur » lui lance-t-elle en quittant la chambre et en éteignant la lumière. Il a juste le temps de déposer mon téléphone près de moi. Quelques paroles rassurantes chuchotées, des yeux froncés par tant de pression, un petit baiser rapide à tous les deux à la lueur de son GSM, un gros pincement au coeur de le voir nous quitter si vite. À cet instant, cette sage-femme est la personne que je hais le plus au monde. Elle n’est jamais revenue et je ne l’ai pas revue de tout mon séjour.

Si un jour je la recroise et que je suis enceinte, jlui fais sa fête…

Il est 1h, tu es toujours dans mes bras. Je suis incapable de bouger, la péridurale a agi uniquement sur mes jambes et la douleur de l’épisiotomie se réveille. Je commence à avoir une crampe aux bras, je n’ose pas changer de position, tu t’es endormi paisiblement. Je ne trouve pas la lumière, je ne sais pas où elle est, je m’éclaire désespérément avec mon téléphone qui n’a presque plus de batterie, je cherche un bouton d’appel, quelque chose qui puisse m’aider à appeler quelqu’un, qui pourra rapprocher le petit lit transparent, placé trop loin de mon lit. Je me sens impuissante dans mon rôle de Maman. Tout ce que je peux faire, c’est te donner un sein bien pauvre quand tu commences à pleurer. Mais pour le moment, tu as l’air de t’en contenter.

Il est 1h30, n’y tenant plus, je décide de réveiller l’autre maman. J’appelle sans trop élever la voix. Heureusement elle m’entend rapidement et se lève. Gentiment elle vient allumer la lumière au-dessus de mon lit et me donne le bouton d’appel qui m’était de toute façon inaccessible, puisqu’enroulé autour d’une barre haute. Je remercie vivement la maman et m’excuse de l’avoir réveillée en pleine nuit alors que son bébé dormait. J’appuie sur le bouton et quelqu’un vient enfin après un quart d’heure.

Ouais j’étais limite, limite quand même…

Il est 3h, après avoir vainement tenté de te coucher dans ton petit lit, ton regard culpabilisateur se fait lourd, je te garde avec moi. Tu es accroché  comme une moule à son rocher et ne lâche pas mon sein, je suis couchée sur le côté et tu têtes comme si j’étais une tétine géante, tu chouines de temps à autre mais tu retrouves le sein rapidement. Je te regarde t’apaiser, je m’assoupis par moments mais j’ai tellement peur de t’écraser que je me réveille en sursaut à plusieurs reprises. Je me sens extrêmement seule alors que tu es là. Je ne te connais pas finalement et tu ne me connais pas si bien que ça non plus. Quand tu me regardes, je me dis que peut-être en plongeant assez profond dans tes yeux, j’arriverais à tout savoir de toi, d’un coup. Je me sens submergée par le poids de la responsabilité. Je n’y avais pas vraiment réfléchi, y réfléchit-on d’ailleurs ? Je crois qu’on fait, simplement. Vais-je y arriver ? Je ne suis pas capable d’allumer une lumière toute seule ! Est-ce que j’arriverais à t’élever comme je l’imagine ? Je m’assoupis sur des larmes et des sourires.

Il est 5h, une infirmière entre dans la chambre pour vérifier je ne sais quoi. Elle me réveille mais toi tu dors paisiblement. Elle voit que j’ai un coussin d’allaitement et me propose de le mettre entre toi et la barrière du lit. C’est une bonne idée, je n’aurais plus peur que tu tombes ! Mais nous avons moins de place et je me colle dos contre l’autre barrière pour que tu ne sois pas submergé par mon corps qui doit te paraître impressionnant ! Elle me dit que je dois essayer de dormir (hôpital…charité, tout ça) et que s’il le faut, elle prend mon bébé pour que je me repose avant le défilé des visiteurs du lendemain. Du repos ? Je ferai mille nuit blanches s’il le faut mais tu ne me prendras pas mon fils. Je te regarde dormir, tu ne bouges pas. J’ai peur qu’il te soit déjà arrivé quelque chose. Que je t’ai étouffé. Dans ma tête, je te supplie de me donner un signe, de bouger, de prendre une grande respiration, un bruit, comme lorsque tu étais dans mon ventre et que je te réveillais pour être sûre que tu étais toujours avec moi, je te suppliais presque de me donner des coups. Tu émets un petit bruit de souris, tout va bien, je souffle.

Paye toi ça à 5h du mat…

Il est 7h, on m’amène un petit-déjeuner. Avec l’aide d’une sage-femme, je te pose un peu dans ton lit transparent, première vraie séparation physique depuis 9 mois, je te mets tout près de moi pour continuer à te voir en mangeant, j’attends impatiemment qu’il soit 10h pour que Papa revienne et que je lui raconte cette toute première nuit avec toi et tellement pressée de voir comment seront les suivantes, à la maison.

Depuis cette première nuit, à chaque fois que je vais me coucher, j’attends ce moment où tu bouges, où tu émets un bruit, où tu chouines qui me prouve que tu es toujours avec moi et c’est ainsi que depuis un peu plus de 3 ans, toutes mes nuits avec bébé démarrent désormais avec ce petit rituel télépathique entre toi et moi, ce petit lien que j’imagine peut-être mais qui me conforte toujours un peu plus dans le fait d’être ta Maman.

{Ca jacasse} Le choix du prénom = Baston ?

8 Juin

Voici ma deuxième participation à {Ca jacasse}, je rappelle brièvement pour ceux du fond qui n’écoutaient pas la dernière fois : {Ca jacasse} est un rendez-vous hebdomadaire pour les mamans qui leur permet d’évoquer des moments de leur grossesse et leur statut de maman sur un thème donné ! Cette semaine, le thème est « Le choix du prénom = baston ? »

Scrogneugrmbl.

Il y a quelque chose dont certaines personnes ont du se rendre compte en me côtoyant, c’est que sur certains aspects, je suis une vraie têtue. Autant je peux être plutôt cool voire laxiste par certains côtés, par d’autres, je peux être une vraie tête de mule et il est TRÈS difficile de me faire lâcher le bout de gras, en mode rottweiler quoi.

Ce qui fait que j’ai choisi les prénoms de mes enfants dès le plus jeune âge et pour en être tout à fait convaincue je les ai testés pendant de nombreuses années avant de procréer, ce qui n’a fait que me rasséréner quant à leur pleine adaptation dans ma vie quotidienne.

A 6 ans, ma poupée portait donc le prénom de ma prochaine fille. Que je n’ai pas. Encore.

Et à 8 ans, c’est la naissance de mon chat à l’époque qui m’a donné l’idée du prénom de garçon.

Niveau inspiration, je n’étais pas au top (j’avais déjà trouvé Minou pour le précédent, fallait pas trop m’en demander hein) et mon chat étant né le 3 juillet, j’ai regardé le calendrier…Saint Thomas…Ouais banco ! J’adore ! Thomas ! Tiens, je connaissais pas, c’est cool comme prénom ! Han et encore mieux, comme Thomas O’Malley dans les Aristochats.

Mon chat s’appellait donc de manière très officielle Thomas O’Malley Jr 2è du nom (si si je l’avais enregistré comme ça chez le véto, j’avais insisté…têtue je vous dis). Comme c’était un peu long, on l’appelait Toto, ce qui était nettement moins classe (et il le savait).

Mon Kevinou d’amour…

J’ai porté ces prénoms dans mon coeur tout du long, ne m’en lassant pas, ayant parfois des infidélités je dois bien l’avouer, des moments d’égarement aussi…
Cette soudaine passion pour Kevin Costner lors de la sortie simultanée au cinéma de Robin des Bois, prince des voleurs et Danse avec les loups a failli me perdre mais je crois que trop de Kevin a tué le Kevin.
Finalement, je suis toujours revenue à mes premières amours.

Quand nous avons su que nous étions enceinte, évidemment la question du prénom s’est très rapidement posée. D’autant plus que j’ai un naturel obsessionnel et que tant que c’est pas réglé, j’y pense et repense et rerepense jusqu’à ce que je sois sûre et je titille mon mari, et je le retitille et le reretitille jusqu’à ce qu’il explose (je me vends vachement bien là, je remarque).

J’ai donc poussé mon cher et tendre à faire des listes de prénoms. 10 prénoms chacun pour chaque sexe, on se les montre et on voit s’il y en a qui sont en commun ou pas. Au début, j’avais écarté la possibilité de mes deux prénoms fétiches parce que je pensais que mon mari ne voudrait certainement pas que je donne à mon enfant le prénom de mon chat adoré ou de ma poupée tant aimée.
Au fur et à mesure que la grossesse avançait, nous connaissions dorénavant le sexe, et nous n’étions d’accord sur rien. On avait chacun brûlé nos listes respectives en clamant des incantations sataniques. Mon mari soufflait de plus en plus par le nez en ayant des soubresauts de paupière dûs au stress, j’ai donc ré-envisagé la chose et lui ai dit gravement un jour d’orage  (c’est pour l’effet dramatique, l’orage) : Je suppose que Thomas c’est non ?

Bah si moi j’aime bien Thomas ! qu’il me répond.

Genre je m’étais pris la quiche toute seule pendant des plombes pour évincer l’évidence sous peine de me prendre des stylos dans la tronche et v’là qu’il me dit que non finalement, si, si, ça, ça lui plaît bien !

-Mais t’es conscient que c’est le prénom de mon chat par contre ?

-Ah ? Oui, bah de toute façon il est mort ton chat alors on va pas confondre, hein…

-…

Voyez donc avec quelle délicatesse extrême s’est fait le choix du prénom de notre premier enfant.

Bon maintenant si un jour on a une fille, va falloir que je la joue fine pour placer le prénom de ma poupée. C’est chaud mais y’a moyen. Stay tuned !

{Ca Jacasse!} Poids, poids mon poids.

3 Juin

C’est décidé, je participe cette semaine à Ca Jacasse!!  Ca Jacasse! est un nouveau rendez-vous hebdomadaire pour les mamans blogueuses avec le but assumé de parler de ses grossesses, de son statut de maman avec un nouveau thème chaque semaine.

Il est un fait établi, depuis plusieurs années, que j’ai beaucoup de mal à ne pas assumer : je suis grosse. D’aucuns diront même que je suis obèse voire difforme. On me traitait de patate frisée quand j’étais jeune mais depuis j’ai découvert le lissage brésilien alors je suis juste une patate.

Mais on va rester sympa, on va dire que je suis grosse.

Le poids a donc toujours été un sujet de discussion varié et habituel chez moi.
Je grossis, je maigris, je fais des régimes à la mords-moi-le-noeud, je me goinfre, je comptabilise les points, les calories, les couleurs, les grammes, les moments de culpabilité dans la journée aussi vite que j’efface de ma mémoire la dernière fois que je me suis pesée et que je vais rejoindre ma copine l’autruche.

Alors quand j’ai su que j’étais enceinte de mon râleur, une des premières choses à laquelle j’ai pensé outre les « han mon dieu c’est merveilleux, je vais me noyer dans un océan de bonheur » et les « mais sacrebleu je n’arriverais jamais à l’aimer autant que mon ordinateur« , c’est « shit ! mes genoux vont s’affaisser, ces lâcheurs ! » (oui je pense en rimes).

Kenny, je suis désolée mais j’aime pas le skateboard.

Me voilà donc à courir lentement chez une diététicienne spécialisée chez la femme enceinte avec du diabète de grossesse pour aller lui dire « tu fais ce que tu veux mais tu me dis comment faire pour pas que mes genoux lâchent et que je me retrouve pas sur un skateboard jusqu’à la fin des temps comme Kenny« .

Et là elle m’a dit « Mais madame, vous n’avez rien à faire ! Vous êtes enceinte ! Profitez !« .

Elle m’a fait payer 50€ et je suis repartie avec mes bourrelets sous le bras en me disant que me connaissant si je profitais autant qu’elle me le conseille, j’allais bientôt avoir un siamois maléfique sur le ventre et les fesses fait de graisse et de rires démoniaques, qui en plus n’aurait même pas pu faire office de baby-sitter de temps en temps.

Ma gynéco me reçoit plus tard dans son cabinet, me pèse et me dit :

Bon. Madame Loutre, il va falloir que vous ne preniez pas trop de kilos. Idéalement, il faudrait que vous n’en preniez aucun.

-HAHAHAHAHAHA comment t’es trop drôle Madame !

Sisi, il faudrait que vous vous mainteniez à ce poids-là toute la grossesse ce serait parfait !

-Ok j’avais cru pas bien comprendre la première fois mais en fait t’étais sérieuse, tu blagues même pas. Et dans toute ta sériosité, tu peux m’expliquer comment je fais moi pour ne prendre AUCUN kilo de grossesse, docgynéco ?

Ah bah je ne sais pas, vous devrez faire attention !

Bah oui, c’est ça, fais moi peur en me parlant pré-éclampsie, diabète de grossesse et autres joyeusetés et après lâche moi dans la nature sans me dire comment éviter tout ça. Juste de faire ATTENTION. Je fais pas Koh Lanta moi, je suis enceinte et en surpoids !!!

Mais c’était sans compter sur…les nausées de grossesse.

I see vomitive people…

Il faut savoir une chose : je suis légèrement émétophobe. C’est-à-dire que j’ai peur de vomir.
Je me rendrais malade, je suerais des litres d’eau et de sang, je me roulerais nue dans des champs d’ortie, je me scotcherais les dents pour ne pas vomir tellement j’aime pas ça. Alors oui, je sais personne n’aime vomir. Mais le coup du « ah moi tu sais jme fais vomir quand ça va pas et après je vais TELLEMENT mieux » ça, t’oublies chez moi. Limite si je te fais pas un croche-pied après.

Pendant mon premier trimestre de grossesse, cela faisait 12 ans que je n’avais pas vomi. Oui, tu lis bien. 12 ans. Genre grosse fierté, quoi. Un peu le triomphe de l’émétophobe, je suis sûre que s’il y avait le festival de l’émétophobie, on m’aurait décernée une palme ou un truc dans le genre.

Et ben je sais pas trop ce qu’il s’est passé dans la tête de mon ventre ce jour de printemps 2009 mais il a décidé que 12 ans, c’était suffisant et qu’il fallait faire un reboot. J’ai donc joyeusement rendu toute la journée. Et 12 ans de vomis brimés, c’est long.
Après ça, imaginez bien que dès que j’avais la moindre sensation de vague nausée, j’arrêtais complètement de manger quoi que ce soit. Et de toute façon tout me dégoûtait. Je n’arrivais plus à manger quoi que ce soit, ma vie était remplie de pensées de gerboulades à tout va pour tout et n’importe quoi. Si bien qu’au 5è mois de grossesse, lors de ma consultation de contrôle chez ma chère gynécologue, je découvre avec délice que je n’ai pris AUCUN kilo pour le moment. Non en fait j’ai même plutôt perdu. 7 kilos. Normal.

Madame Loutre, je vous ai dit de ne pas prendre. Pas de perdre ! Il faut vous nourrir quand même ! »

-Aaaaaah mais faut savoir hein !

Voilà, moi j’étais un mix des deux 😀

À croire que mon râleur l’a entendue puisque les nausées se sont arrêtées quasiment du jour au lendemain et j’ai enfin pu remanger normalement. Je grossissais à raison d’1 kilo par mois et j’ai évidemment pris 5 kilos de gras de bébé sur la fin. Résultat : 9 kilos de bébé en plus sur mes genoux ! En accouchant, j’ai retrouvé mon ventre plat flasque du départ. Et ma gynéco de me féliciter :

« Bravo Madame Loutre ! Au final vous n’avez pris que 9 kilos ! »

Que…qu’ouïe-je ? Qu’entends-je ?

Non, non, attends, aujourd’hui ma grande fierté c’est de me pavaner en racontant à qui veut l’entendre que moi, Loutre grosse, grasse et poilue, je n’ai pris que 2 kilos pour ma grossesse (bah oui sur le poids de départ : -7 kgs+ 9 kgs = 2 kgs !).

Mon jumeau maléfique de 2 kilos aura pu se gausser à foison en se vautrant dans mon succès pétaradant !

Et non, je ne vous raconterai pas comment j’ai repris 10 kilos après, pendant l’allaitement à rester chez moi en pyjama et à boulotter tout ce que je trouvais. Merci.

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