L’accident

19 Nov

Hier tu m’as appelée pour me dire que ça y est, on a retiré tes agrafes. Que tu dois quand même faire gaffe à la cicatrice mais qu’apparemment elle est belle et a bien cicatrisé.

Tu me dis qu’en retournant à l’hôpital, tu es retournée également sur les lieux. Tu as regardé pour essayer de comprendre ce qui s’était passé. Pour essayer de comprendre comment tout cela avait pu arriver, comme ça, pouf, d’un coup. De nouveau, tu te remets en question, tu retournes dans tous les sens les raisons, les causes, les circonstances, les conséquences. Tu t’inquiètes de nouveau de savoir si ton petit-fils en parle, s’il a été traumatisé de te voir avec du sang partout, s’il fait des cauchemars.

Je te rassure encore. Non, il n’est pas traumatisé, du moins je n’en ai pas l’impression. Quand il en parle, on le laisse s’exprimer, on lui pose des questions si on sent qu’il a besoin d’en parler plus, on répond aux siennes du mieux qu’on peut mais les tentatives se font de plus en plus rares, il commence à oublier. Non, il ne fait pas de cauchemars, pas plus qu’avant en tout cas.

Tu me parles des assurances encore, tu me lis la lettre que tu as dû rédiger concernant les circonstances. Tu y dis que ta fille enceinte et ton petit-fils ont été pris en charge à l’hôpital mais qu’heureusement, tant elle, que le bébé, que ton petit-fils n’avaient rien de grave, juste quelques bleus. Tu y racontes la pluie, la nuit, ce que tu te souviens avoir fait, la fumée qui a envahi l’habitacle, notre empressement à sortir tout le monde de la voiture et la surprise que tu as eu quand tu as vu que tu étais blessée, ton séjour hospitalier à toi, tes 7cms d’ouverture sur le crâne, l’hémorragie, l’urgence…

Je sens ton malaise et la rapidité que tu mets à vouloir passer ce passage mais la nécessité que tu y mets pour de nouveau te souvenir.

Tu me parles de la nouvelle voiture qui doit arriver à la fin de la semaine, de l’ancienne qui est détruite complètement et considérée comme épave, de ton cri poussé quand tu l’as vue chez le garagiste. Tu t’affoles à l’idée de reconduire, tu sais que tu vas devoir le faire immédiatement, comme lorsqu’on tombe de vélo, il faut immédiatement remonter en selle. On t’a prêté une voiture, une automatique, tu as du mal à t’y faire mais tu as peur que ce soit pire avec la nouvelle manuelle d’occasion qui arrive. Tu ne fais que de courts trajets.

Tu te demandes s’il y aura aussi des airbags qui s’ouvriront aussi si jamais…Si jamais…comme si tu étais persuadée que ça recommencera.

Je te dis que ça fait presque 50 ans que tu conduis. 50 ans. Sans accident. Oui des accrocs tu en as eu, mais des accidents corporels, jamais.

Et tu rumines. Tu culpabilises. Des fois, tu pousses de grands soupirs en disant « mon bébé, mon bébé… ». J’ai beau te dire que tout va bien, que nous n’avons rien eu, que oui ça aurait pu être plus grave mais que ce n’est pas le cas du tout, qu’on s’en sort bien finalement malgré le choc, la culpabilité a envahi ta vie et je ne sais pas quoi faire pour l’en chasser.

Je n’ai plus peur des dommages corporels que nous aurions pu subir. J’ai peur pour toi. Peur de te voir décliner, de te voir perdre confiance en toi. Tu me dis que tout le monde t’a toujours dit que tu conduisais bien. Tu ne comprends pas. Et dans un souffle, tu admets que peut-être que tu vieillis…

Quand j’ai peur, je suis agacée, j’ai envie que la raison de cette peur s’en aille vite vite, elle me stresse, elle m’énerve. Alors je te dis d’arrêter de ruminer, je suis maladroite, je m’agace, je m’énerve parce que je me sens impuissante face à ce monstre.

Je me dis que ça passera avec le temps, que tu reprendras petit à petit confiance en toi. Je l’espère en tout cas. Parce que non, Maman, tu n’y es pour rien. Un accident arrive toujours connement. Et aujourd’hui, tout va bien. Tu n’es pas seule. On t’a retiré tes agrafes. Tu vas peut-être enfin pouvoir avancer…

Quelques nouvelles en vrac…

12 Nov

Bonjour !

Comment vous allez ? Bien, j’espère !

Ouais je sais je me suis mise en mode mute depuis septembre, c’est pas bien, je suis toute pourrie. Bon en vrai comme vous devez genre être 10 à venir encore ici par hasard en cherchant des infos sur la législation des matelas à eau en Ouzbékistan, vous vous en foutez un peu que j’ai pas donné plus de nouvelles que ça.

MAIS pour les 10, je me dis que vous serez quand même contents d’apprendre que je vais bien, dans l’ensemble. Et j’espère que vous aussi.  Par-contre, je n’y connais rien sur les matelas à eau, désolée. Encore moins sur l’Ouzbékistan, pardon.

La raison de mon silence ? Comme je l’expliquais à des amis, être enceinte est un état qui implique une grosse introspection parfois. Et j’ai l’impression de ne penser qu’à ça et d’être un peu obnubilée. Comme à ma première grossesse, je sentais bien que ça gênait certaines personnes que j’en parle, j’ai préféré me terrer dans mon mutisme. Et puis un ami m’a dit « si tu ne parles pas de ta grossesse sur un blog de maman, je ne vois pas où tu vas en parler« .

Alors pour les news, je sais pas trop comment vous raconter ça dans l’ordre et comme j’aime le bordel, voici en vrac :

– Je suis actuellement enceinte de 6 mois, voilà il me reste 3 mois à gestationner tranquilloute pépère et la super chouette nouvelle, c’est qu’après notre râleur d’amour, nous allons avoir une râleuse d’amour et oui, elle portera le prénom de la poupée de mon enfance.

– Je vous avais parlé du diabète de grossesse qu’on avait détecté assez rapidement. Depuis le début de la grossesse, je suis donc mise au régime et je dois vérifier ma glycémie chaque jour mais j’ai heureusement échappé aux injections d’insuline pour l’instant ! C’est contraignant mais nécessaire…

– Du coup, comme je suis au régime, j’ai perdu du poids. Vous vous souvenez que pour ma première grossesse j’avais perdu 7 kilos et que je m’en vantais éhontément auprès de tous ? Eh bah là, j’en suis à 16 kilos. Voilà.
Au final, je suis contente bien sûr mais évidemment ça m’inquiète aussi même si les médecins me disent tous que j’ai de la réserve et que ma puce prend ce qu’elle a à prendre sans qu’elle souffre de ma diète forcée. Au final, je me dis aussi que c’est le moment, le déclic dont j’avais besoin pour arrêter mes conneries avec la bouffe et enfin essayer d’apprendre à manger « normalement ».

Wah c’est fort, avec un régime apparemment tu grandis aussi…Nan mais ça va en fait je suis bien avec mon mètre 77.  C’est pas obligé hein ?

– Tout ça et les discussions qui ont suivi avec une amie à ce propos m’ont fait prendre conscience de plein de choses aussi à propos de mon alimentation, de la manière dont je la gère (mal) depuis mon enfance, des raisons de mon déséquilibre alimentaire et j’essaie enfin de me prendre en main. Même si c’est dur, la motivation que ma toute petite soit bien et ne démarre pas sa vie avec un handicap m’aide beaucoup. J’espère que cette motivation sera encore présente quand elle sera née et hors de mon ventre !

– Et puis comme je suis une grosse masochiste, c’est évidemment à cette période-là que j’ai décidé de me lancer un peu plus assidûment dans le cake design et les pâtisseries. J’ai même lancé une page Facebook sur laquelle vous pouvez retrouver toutes les photos des gâteaux réalisés depuis presque 2 ans. Évidemment, je tourne un peu au ralenti et je fais en fonction des demandes des amis et de la famille pour leurs évènements et aussi en fonction de mon budget parce que mine de rien, tout ça coûte cher…A côté de ça, je suis censée être en train de suivre une formation de boulangerie-pâtisserie par correspondance mais je n’ai même pas encore eu le temps d’ouvrir mon classeur pour étudier (bravo, moi !)

...mais je peux paaaaas !

…mais je peux paaaaas !

– Je suis également partie en vacances en famille et ça nous a fait un bien fou ! On s’est offert 2 semaines en Tunisie juste nous trois fin septembre, complètement déconnectés des téléphones, d’internet. Nous n’étions jamais partis en vacances juste nous, toujours chez des amis ou la famille, ou accompagnés. Les vacances entre amis sont très chouettes mais nous voulions 2 semaines pour vivre à notre rythme, faire ce que l’on a envie de faire sans dépendre de quelqu’un d’autre, se lever, dormir quand on veut, c’était très agréable.  D’autant plus qu’avec la naissance prochaine de notre louloute, nous allons plus que probablement devoir faire des travaux chez nous et les budgets pour de futures vacances seront ric-rac. Donc, ces vacances en Tunisie étaient peut-être les dernières avant un moment !

Si à 30 ans, t'as pas de photo de tes pieds sur la plage, t'as tout raté.

Si à 30 ans, t’as pas de photo de tes pieds sur la plage, t’as tout raté.

 

Voilà donc le vrac dans ma tête actuellement, je vais essayer de donner des nouvelles plus régulièrement !

A tout bientôt, les amateurs de matelas à eau !

Aujourd’hui, je t’ai perdu…

1 Sep

On t’a retrouvé hier après une semaine où tu étais chez ta grand-mère, changé, grandi, parlant encore mieux qu’avant, ayant même chopé des mimes de langage de ta cousine, c’était drôle. J’avais l’impression d’avoir laissé mon bébé et de retrouver un grand bonhomme.

Et grand, ça tu t’en félicites ! Tu te targues d’avoir grandi, d’être fort, d’être adulte. A 3,5 ans.

Alors pour fêter nos retrouvailles, ce matin j’ai décidé qu’on allait chercher un poulet rôti vu que tu adores ça ! Direction le marché !

Photo de Vincent Dechartres

Tu veux absolument prendre ta draisienne, mon coeur de maman me dit « non pas la draisienne, il y a trop de monde » mais finalement on cède. J’ai encore en tête le souvenir de mon rêve de ce matin où je te vois courir après ton copain Arthur, courir, courir et ne pas voir le bord de la falaise, te jeter dans le vide sans que je ne puisse rien faire. Ce rêve m’a laissé un goût amer de méfiance mais après tout ce n’est qu’un rêve et je ne suis pas medium à ce que je sache.

Après une petite balade, on s’arrête enfin pour acheter le fameux poulet rôti. Tu t’ennuies dans la file sur ton vélo, je décide de nous éloigner et profite d’une sortie de parking pour te faire rouler un peu. La rue est en pente, ça t’amuse beaucoup, tu freines au dernier moment. Et puis au bout d’un moment, je me dis que c’est idiot, j’ai des haricots verts plein le sac, autant rentrer à la maison pour les faire cuire pendant que Papa finit de faire la file. Je le crie à Papa « on va y aller nous ! On va faire cuire les haricots !« , je te dis « viens !« , je commence à monter et tu me devances de 2 mètres quand soudain je me rends compte que je n’ai pas les clés de la maison !

« Loulou, tu attends, j’arrive !« . C’est ce que je t’ai crié. je t’ai regardé et j’ai demandé à Papa de me donner les clés, il m’a dit « oui mais en fait c’est presque fini là, vous pouvez m’attendre« .


Je retourne la tête vers toi, mais tu n’es plus là.

Je remonte la rue en espérant te voir derrière le camion des poulets, mais tu n’y es pas.

Je redescends vers Papa en lui demandant si tu es avec lui, mais tu n’es pas là.

On t’appelle et tu ne réponds pas.

Papa a plus de jugeotte que moi dans ces cas-là, il descend la rue en t’appelant, moi je la remonte en pleurant. Je t’appelle, je hurle, les gens me regardent avec beaucoup de tristesse dans le regard. Une dame me dit qu’elle vient de la rue perpendiculaire, qu’elle n’y a vu aucun enfant.

TOUT.
TOUT me passe par la tête à ce moment-là. Les flics, les affiches, les pédophiles, les camionnettes qui s’arrêtent pour attraper un enfant au vol, les Missing Report de Child Focus dans les trams et les bus, les voitures qui ne te voient pas, ta chambre vide, ton petit frère ou ta petite soeur qui ne t’aura pas connu. Je pense à tous ces parents qui ont dû faire face à la disparition de leur enfant. A cette incertitude. Comment arrivent-ils à vivre sans eux ? Comment vivre sans toi ? La panique me submerge.

Toi mon toupetit, mon coeur, mon râleur, tu n’es plus là. J’ai failli à mon rôle. Je t’ai quitté du regard trois secondes. Trois secondes auront suffi.

On se dit toujours que ça n’arrive qu’aux autres, qu’on sera suffisamment vigilants, nous, qu’on ne ferait pas de pareilles erreurs. On croit qu’on est prudents et pourtant…
Trois secondes de lâchage total pour une éternité de souffrance.

Je ne sais pas quoi faire, où dois-je aller, quelle direction prendre ? Quand on est perdus, on nous dit de ne pas bouger pour qu’on nous retrouve. Ce n’est pas moi qui suis perdue, c’est toi. Mais est-ce que je dois bouger si tu reviens sur tes pas ? Si je ne suis plus là quand tu reviens…si tu reviens

 

 

Tout à coup, les gens m’appellent « Madame, Madame !« , on me fait de grands signes, je cours en direction des personnes qui m’appellent. J’entends « Il est là ! » . Et je te vois.

Sur ton vélo, avec Papa, qui remontez la rue vers moi. Tu es là, l’air un peu hagard. Je me rends compte que je pleure et que tu ne dois pas comprendre pourquoi. Je me jette sur toi et t’avale avec mes bras. Tu es là. Enfin. Les cinq minutes les plus longues de toute mon existence.

Plus tard, à la maison, tu m’expliqueras que tu avais cru que je t’avais dit « Loulou, tu descends, j’arrive !«  alors que je t’avais demandé de m’attendre. Tu es donc parti seul, tu as descendu la rue comme un grand parce que tu es grand, parce que tu savais où était la maison. Et puis arrivé au croisement avec une chaussée bondée de voitures, tu t’étais arrêté et tu avais attendu mais je n’étais pas là. Une dame est alors venu te parler et a commencé à te remonter dans la rue. Papa t’avait alors trouvé avec cette dame et tout finissait bien. Ce fut aussi l’occasion de te parler du fait que c’est vrai que souvent on rencontrait de gentilles personnes mais que des fois on en rencontrait des méchantes qui pouvaient te faire du mal. En restant près de nous, nous pouvons te protéger de ces personnes. Mais si nous ne sommes plus là pour te protéger…

Mais aujourd’hui je t’ai perdu. J’ai deux nouvelles amies avec moi à tout jamais : la culpabilité et la méfiance. Parce qu’aujourd’hui, je me rends compte que j’ai perdu mon bébé. Et comme hier, j’ai retrouvé quelqu’un d’autre, un être de décisions, plus ou moins bonnes. Je ne peux plus te tenir la main en rue comme auparavant, je ne peux plus te serrer contre moi dans le porte-bébé comme avant, je ne peux plus avoir la main-mise totale sur ce que tu es. Tu cherches l’indépendance et tu cherches à être adulte et à être notre égal le plus rapidement possible.

Et aujourd’hui, je t’ai perdu. Mais je t’ai retrouvé et c’est maintenant à moi de m’adapter à ta nouvelle identité.

Mon bébé…On restera encore un peu tes petites roues pour t’aider à avancer.

2013-08-17 12.53.07

Je suis une DG Mum !

27 Août

Avec l’annonce de la grossesse, on a eu beaucoup de joie dans nos coeurs, des petits papillons partout dans le ventre et des milliers d’étoiles dans la tête, c’était comme une grosse fiesta sur les Champs-Elysées à Noël mais sans le froid, tu vois ?

Hihihi on est toutes enceintes et on boit du champagne qui ressemble à du pipi, trop la fêêêêêêête !!!!

Pour ma première grossesse, nous avons eu très vite l’autre revers de la médaille soit la mauvaise nouvelle. Celle-ci prenait la forme de la menace d’une fausse couche avec des taux d’hormones de grossesse qui feraient rire les spécialistes. Et puis finalement, on s’est rendus compte que mes taux d’hormones c’était nawak et qu’il valait mieux se fier à une bonne vieille échographie.

Eh bien pour la deuxième grossesse, je n’y loupe pas, j’ai aussi eu ma désillusion assez rapidement : le Diabète Gestationnel soit DG pour les intimes de Docti ou DiGé parce que je suis trop hype et que soyons honnêtes, une telle nouvelle pèse lourdement sur la DiGéstion.

Comment je l’ai su ? Par ma toute première prise de sang de femme enceinte pour confirmer ma grossesse. Mon gynécologue avait à l’époque voulu vérifier la glycémie à jeun et c’est donc tout naturellement qu’au vu des résultats, il s’est demandé comment j’avais fait jusqu’à présent pour ne pas me transformer en Sucre Daddy. J’ai eu beau lui dire que c’est parce que moi j’étais la Mummy, rien à faire, il m’a dit « on va encore vous faire avaler plus de sucre et vous prélever du sang trois fois parce qu’on aime ça vous torturer« . Ca sonnait à peu près comme ça dans ma tête en tout cas.

Et je vous passe le plaisir de cet acte absolument incommensurable pour moi puisqu’en général, il est impossible de me prélever du sang sur les bras, alors on le fait…tindiiiin…sur la main !

Voilà, donc ça c'était les restes des tentatives des infirmières un jour pour me faire des prises de sang et me poser des perfs lors d'une hospitalisation, n'est-ce pas ?

Voilà, donc ça c’était les restes des tentatives des infirmières pour me faire des prises de sang et me poser des perfs lors d’une hospitalisation. Joie. Exaltation.

Et là mon cher médecin a eu la phrase que je déteste le plus dans tout l’univers médical. Il m’a dit « Si je vous appelle, c’est qu’il y a une problème, si je ne vous appelle pas, c’est qu’il n’y en a pas« .

Bon je fais un interlude nécessaire, ceux qui ne sont pas médecins vous pouvez passer, si vous voulez : Franchement messieurs-dames les docteurs, s’il-vous-plaît, on sait que vous êtes débordés mais faut arrêter maintenant avec ça hein. C’est complètement con de dire ça parce que de toute façon, implicitement on SAIT que vous n’allez pas appeler ! On le sait très bien que vous ne regardez pas en détail tous les résultats d’analyses sans qu’on vous le demande, enfin quoi vous êtes humains, vous avez la flemme et vous préférez traîner sur Facebook en arrivant au boulot plutôt que de regarder des chiffres de gens que vous connaissez même pas, moi aussi, c’est normal. Parce que faire espérer les gens bêtement comme ça, les faire attendre, ces gens, pendant des semaines derrière leur téléphone pour savoir si oui ou non vous allez appeler comme si vous aviez couché avec et que vous étiez partis sans dire au revoir, c’est de la torture psychologique. Alors quoi ? Vous aimez ça torturer les gens ? Vous voulez que tout le monde vous déteste ? Non hein ? Alors maintenant on dit « appelez-moi pour connaître les résultats » et basta ! On n’en parle plus…ceux qui sont aux aguets peuvent vous appeler et être rassurés (ou pas) et ceux qui n’en ont rien à foutre bah ils en ont rien à foutre et voilà.

Meeeeeeerde je l’ai appelée alors que tout allait bien, mais pourquoi j’ai fait ça bordel ?

Bon sur ce, je reprends. Donc j’ai attendu, attendu, attendu, mon téléphone a fini par fusionner avec la peau de ma main encore meurtrie par les aiguilles. Mon gynéco entre temps est parti se dorer la pilule au soleil, tranquille Émile. Rien n’est venu donc au bout d’un mois, j’en ai déduit que héhé tout allait bien, j’allais bien, la vie était formidable et j’allais pouvoir me gaver de Kango youhou !!!

Et puis en revenant voir ma craouette pour ses 3 mois de vie dans mon utérus, la gynéco de remplacement me dit « je vois sur vos analyses que votre glycémie à jeun est élevée« . Oui, oui, ça on me l’avait déjà dit la première fois mais c’était la première prise de sang, depuis j’ai fait le test de supplice sucré et…

Ah, c’est celui-là dont vous parlez ?

Oui, madame, le max toléré est de 0,93 et vous êtes à 0,94. Le reste est bon mais vous allez quand même être suivie pour du diabète gestationnel.

Ok. Accroche-toi à ta chaise, Loutre, tout va bien, tu vas bien, la vie est formidable, tu vas pouvoir te gaver de…concombre.

Oooooh et puis avec ça ils nous prennent pour des connes en plus.

Depuis, la super chouette nouvelle a bien été confirmée par téléphone par mon gynécologue qui, je l’espère, a chopé un cancer de la peau pendant ses vacances mais un gentil, je suis pas non plus une connasse (contrairement à beaucoup de médecins hum). Et demain, je dois aller voir un endocrinologue et une infirmière spécialisée en diabétologie pour qu’elle m’explique comment je vais devoir contrôler ma glycémie 6 fois par jour avec la petite phrase sympa du gynéco « et puis on verra si le régime fonctionne, sinon vous aurez des injections d’insuline ! « . Genre normal, youpilala, enfin tout le monde fait ça quoi, moi-même de temps en temps, je m’injecte une petite dose d’insuline dans le bout de gras parce que j’aime ça, je fais des insulino-party, tout ça.

Des fois, je fantasme d’être atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette pour pouvoir insulter les gens impunément. Cette fois-là, c’était le cas.

Alors, voilà. Durant les 6 prochains mois, je risque d’être assez ronchonchon, si tu veux. Donc t’étonnes pas si je te réponds mal, c’est que j’ai faim, ou si je te gifle avec un poisson frais si tu me proposes un morceau de gâteau, je prendrai ça pour de la provocation.

Par contre, unis-toi avec moi, amène toutes tes pensées positives pour que le fromage de chèvre ne me soit pas retiré, pitié, pitié, pitié, faîtes que je puisse encore manger mon crottin sinon je me laisse mourir devant la porte du bureau de mon gynéco.

Sarace.

J’ai été tagguée (et ça fait même pas mal d’abord)

26 Août

Me voici tagguée pour un chouette Tag, par Poupette !

Celui-ci a été initié par Mes 3 prochaines années et le principe est le même de beaucoup de tags, on répond aux questions et on choisit 5 blogueurs pour faire suivre les questions et les réponses !

Merci Poupette pour le tag, moi qui allais faire un billet larmoyant sur le diabète gestationnel, je me retrouve à penser à des choses plutôt positives 😀

  1. Raconte moi ton futur projet ? celui qui te tient à coeur et que tu souhaites réaliser dans un avenir assez proche ( moins d’un an ) …
    Mon futur projet le plus palpitant actuellement, outre de mettre un gigot au monde est que je me suis lancée dans une formation par correspondance en boulangerie-pâtisserie ! Alors oui, correspondance et boulangerie, ça a l’air de ne pas faire bon ménage mais je ne me voyais pas vraiment avec mon gros bidon arpenter les tables en inox des centres de formation et rester debout toute la journée ! Donc je fais ça à mon aise, chez moi, en espérant que ça m’apprendra mille et un secrets de pâtisserie pour pouvoir par la suite en faire mon métier, bien sûr !
  2. Il ne reste que 5 villes au monde où tu peux vivre … New York, Londres, Paris, Barcelone et Biarritz … laquelle choisis tu et pourquoi ?
    Hmm…le choix est très difficile. Je crois que je choisis New York parce que c’est finalement la seule ville où je n’ai encore jamais mis les pieds alors quitte à finir sa vie quelque part, autant aller dans la ville de beaucoup de mes fantasmes véhiculés par ma télé…et de vérifier s’ils sont vrais !
  3. Qu’est ce qui t’a décidé à ouvrir ton blog ou plutôt quel a été le déclic ?
    J’en ai déjà ouvert plusieurs en fait ! Je tiens des blogs depuis des années, au départ j’en avais ouvert un sur la plateforme 20six à l’époque où c’était encore hype, c’est dire si ça date ! Quand je suis partie pour cause de gros problèmes techniques, j’ai essayé de multiples plateformes, de multiples supports, des thèmes différents sans vraiment jamais retrouver la plume et les interactions que j’aimais. Et puis alors que je m’ennuyais et que je venais de dire au revoir très dépressivement à l’un de mes rêves de création d’entreprise, mon amoureux m’a dit « pourquoi tu ne recommencerais pas ton blog pour parler de ta vie de maman expat à Bruxelles ?« . Eh oui effectivement, pourquoi pas ?
  4. Ta meilleure astuce pour faire des économies ? un bon plan à partager ?
    Je n’en ai aucune ! Je suis une vraie brêle pour ça, c’est-à-dire que je suis LA personne qui achète dans les nouvelles collections quand c’est les soldes parce qu’il n’y a plus rien dans les soldes qui lui plaît. Quand j’arrive exceptionnellement à faire des économies, je suis la plus heureuse du monde et ça me galvanise pour quelques jours mais je n’arrive jamais à réitérer l’expérience à chaque fois ! Vraiment pas la bonne blogueuse pour les bons plans donc…
  5. Ce soir , tu dînes quoi ?
    Alors attention parce qu’en Belgique, le dîner c’est le midi ! Pour le soir, c’est le souper…Mais allez j’vais faire ma frenchie et donc comme je suis seule, je me suis fait un sandwich jambon fromage avec des tomates et un yaourt. Flemme de cuisiner !
  6. Le produit de beauté miraculeux, qui t’a surprise , que tu ne quitteras pas de sitôt …
    Ben je crois que ça reste mon gel douche Surgras Cadum pour peaux sèches. J’ai réussi à le faire adopter par toute la famille.
    A Bruxelles, l’eau est très calcaire et moi j’ai la peau hyper-sensible (c’est-à-dire que si tu as de la barbe et que tu me fais la bise, je suis limite obligée de mettre de la biafine après) et vraiment, ce gel douche m’a sauvée d’une dyshidrose sur la main combinée à l’huile lavante pour les mains d’Eucerin dont je ne me passe plus (et qui est disséminée un peu partout dans les coins d’Europe où je me rends) et surtout la crème de réparation pour les mains très très abîmées Excipial Repair. Oui bon en fait j’ai trois produits que je ne quitterai jamais.
  7. Je ne supporte pas …
    D’avoir les mains mouillées ou humides. Bon je me rends compte qu’il y a des trucs plus graves que je ne supporte pas comme beaucoup de monde mais vraiment, j’ai beaucoup de mal à rester avec mes mains ballantes qui gouttent bêtement. Alors s’il n’y a rien pour m’essuyer les mains en sortant des toilettes, vous pouvez être sûr(e)s que mon pantalon sera mouillé en sortant. Incapable d’attendre que ça sèche !
  8. Gros plan sur un oeil, clic clic petite photo de présentation … 

    Vous pourrez admirer mon sourcil non épilé.

    Vous pourrez admirer mon sourcil non épilé.

  9. Dans quelle série tu voudrais te réveiller ? 
    Dans Friends assurément. Je sais que je ne suis pas très originale, mais qu’est-ce qu’ils ont pu me faire rêver ces gens-là !
  10. Avec quelle bloggueuse tu voudrais aller boire un verre en terrasse ?
    Avec Aude de J’amène le dessert, on parlerait pâtisserie, les différences entre la France et le Canada, le statut d’expat et je crois qu’elle me convaincrait aisément d’aller m’installer là-bas…

Et maintenant je choisis 5 blogueurs pour continuer la chaîne parce qu’en 1459, un moine tibétain n’a pas fait suivre sur son blog et résultat, il a été empalé par Vlad Tepes. Je vous aurais prévenus !

1. ONMPDQ – Parce qu’ils ont des initiales à coucher dehors et que je les aime d’amour de licorne.
2. Ma vraie vie de MAF – Parce qu’elle me fait rire souvent
3. Mère, mais pas que… – Parce que je suis sûre qu’elle a plein de choses à dire
4. Trois fois maman – Parce que j’adore ses articles
5. Mme E – Parce que je la suis dans son combat même si je ne commente pas !

Et rebelote !

25 Août

Je n’arrive pas vraiment à trouver les mots parce que c’est tellement fort, tellement prenant, que ça fait 3 mois maintenant, que mon silence ici se justifie par le fait que je n’arrive à penser à rien d’autre depuis et que je ne pouvais pas encore en parler.
Les 3 mois fatidiques sont passés alors voilà.

Alien 2

Alien 2

Mon râleur d’amour va être grand frère…

{J’ai testé pour vous} La piscine Espadon à Etterbeek

18 Août

Après une semaine de noyade de chagrin dans l’alcool, les fêtes, les moments à deux, j’ai retrouvé mon toupetit.
Pour 5 jours dans la campagne bourguignonne où oui il existe encore des bleds sans aucune connexion wifi nulle part.

Mon râleur est un poisson et pendant sa semaine avec sa grand-mère il a eu à plusieurs reprises l’occasion de retrouver son état de poisson que ce soit dans la piscine municipale que dans la minuscule installée dans la cour au soleil. Ce qui fait qu’à l’heure actuelle, mon râleur veut apprendre à nager et qu’une virée à la piscine est le genre de surprise qui fait autant d’effet que si tu l’emmènes à Disney. Et encore, je me demande si à Disney, il serait pas assez vite saoulé.  J’avoue que jusqu’ici, la piscine n’était pas notre destination favorite parce que je suis une flippée du chlore et que la majorité des piscines à Bruxelles en utilisent.

Du coup, étant rentrés et ayant retrouvé son papa qu’il n’avait pas vu depuis deux semaines, j’ai eu une envie subite d’aller montrer mes poils aux pattes à des inconnus et aller faire trempette dans une mare humaine pour, je vous le donne en mille, faire plaisir à la chair de ma chair.

Me voici donc à écumer hier soir les sites internet à la recherche d’une piscine ouverte le dimanche et qui soit sympa pour les mômes (et qui possible n’utilise pas de chlore). Et là bingo, je tombe sur la piscine de l’Espadon à Etterbeek !

Les photos sont attrayantes…

La Kids Jungle – Photo tirée de la page FB d’Etterbeek Sport

Les couloirs nageurs et AquaBike et le petit bain – Photo tirée de la page FB d’Etterbeek-Sport

L’arrivée du grand Toboggan – Photo tirée de la page FB d’Etterbeek-Sport

 

Et sur les infos techniques je lis : Traitement de l’eau: filtres sable * charbon actif+ * lampes U.V

Et là, pour moi la flippée du chlore, je dis

MERCI

Donc ni une ni deux, j’impose je propose d’aller à la piscine le lendemain matin. Evidemment, c’est dimanche, donc là les photos sont très bien mais il manque un truc de taille : les baigneurs.

Et comme c’est dimanche, c’est blindé en mômes alors toi qui as l’ouïe un peu délicate, il ne vaut mieux pas te trouver là et préfère rester au lit ou sinon opte pour le bonnet de bain en titane, ça peut aider.

Parce que ça crie, ça hurle, ça plonge, ça bouscule, ça coule, ça se noie, ça se fait noyer, bref des mômes quoi.

Arrivés dans le petit bain, je me suis dit « bon oui y’a du monde, mais ça va encore, y’a moyen de patauger un peu« . Et puis au bout de 5 minutes, mon râleur en bonnet rouge flamboyant me demandait déjà d’aller dans le grand bain et au vu de mon refus s’apprêtait à faire seul le grand plongeon, son papa réussit à l’intercepter de justesse avant une noyade évidente et après avoir attendu que mon coeur revienne à la normale, je vois la Kids Jungle ! Hop diversion, viens on va patauger, il y a un petit toboggan !

Et là.

Hey salut Robert ! Salut Roger ! T’as pas vu Marcel ? Ben il était avec Yvette la dernière fois que je l’ai vu vivant mais c’était il y a 6h…

Bon ok j’exagère un peu. Finalement on s’aperçoit assez vite que ça tourne bien là-dedans, ce sont les parents qui prennent le plus de place donc quand on se fait tout petit et qu’on laisse son môme jouer (sans brassards cette fois) il y a grave moyen de le laisser s’éclater sur le toboggan, limite si tu ferais pas un sudoku en attendant.

Mais le must du must a été pour mon râleur qui a découvert les joies de la glisse, de la vraie avec le grand toboggan duquel tu peux descendre même quand t’es petit comme lui, tant que tu es avec un adulte. Et ça, c’est apparemment le pied parce qu’il a voulu recommencer 7 fois.
Je les ai comptées parce que je les attendais. Et non, moi tu me fais pas monter sur un truc qui dépasse la hauteur d’une chaise. Flippée, je vous dis (non mon chéri, ce sera encore pas pour cette année la grand-roue à la foire du Midi pour moi !).

Bref ! Tout ça pour dire que l’Espadon, c’est un grand OUI ! Je recommande vivement !

Il y a aussi des plans à langer dans les vestiaires, des toilettes près de la Kids Jungle (comme ça pas besoin de courir en manquant de te fracturer la hanche parce que ta gamine menace de te faire caca dans la main). Bref tout pour que les gosses soient le mieux possible !

Une sécurité tip-top vu que j’ai réussi à me faire éjecter du bassin d’arrivée du toboggan parce qu’on ne reste pas ici hein madame ! MAIS avec le sourire !

Et en plus j’ai vu qu’ils faisaient plein de cours dans une piscine (Aquabike, Aquagym, aquarius, aquatique, tout ça) mais pas que ! Ils organisent aussi des cours de badminton, de tennis, entre autres choses, bref je vous recommande vivement d’aller visiter leur site Internet et leur page FaceBook pour voir l’amoncellement d’activités qu’ils organisent.

Evidemment, tout cela a un coût mais même pas trop cher non plus. C’est ça qui est bien ! Donc oui, on y retournera. Pas la semaine prochaine parce que figurez-vous qu’on ré-abandonne notre toupetit pour une semaine chez son autre grand-mère. Bah oui, que voulez-vous, on y prend goût hein…

Petit plus pour les parents (ou pas) en mal de chaleur, il y a des thermes avec hammam et sauna !

Le site internet de l’Espadon

La page Facebook de l’Espadon

  • rue des champs 69
  • 1040 Etterbeek
  • +32 2 640 38 38
  • info@etterbeeksport.be

Et même que tu pues pas l’eau de javel en sortant.

Comment j’ai abandonné mon enfant.

3 Août

Tiens, monte dans la barque, Gamin, on va faire un p’tit voyage…

Voilà il fallait bien que ça arrive un jour…ces derniers temps il a été gentil et câlin, comme s’il avait senti le vent tourner.

On lui a fait faire des stages, on l’a occupé, on l’a emmené voir ses copains et la famille, on lui a donné plein d’amour, essayant de ne pas penser et de reporter le moment fatidique où il s’en irait.

3 ans presque et demi et il s’en va. Avec sa trop grosse valise pour lui, il part de la maison, si loin.

Tout à l’heure, nous prendrons le tram. Puis nous descendrons à la gare et nous monterons dans un Thalys où je le mènerai dans de nouveaux bras pour les 8 prochains jours. Je passerai une dernière nuit avec lui pour qu’il n’ait pas trop peur et puis à mon tour, je m’en irai. Je reviendrai seule vers Bruxelles, sans lui.

Comment avez-vous fait, vous les parents, pour laisser partir vos mômes sans ce gros pincement au coeur ? On l’a en continu quelles que soient les circonstances ? Quelles que soient les personnes avec qui on les laisse ? Ou bien ça part au bout d’un moment ?

Comment vous avez fait pour ne pas avoir cette boule au ventre perpétuelle en vous disant que s’il lui arrive quoi que ce soit, vous n’êtes pas là, tout près pour le ou la rassurer ?

J’ai des amis qui ont déjà laissé leurs enfants depuis belle lurette aux grands-parents. Nous, nous attendions qu’il soit un peu plus autonome et moins demandeur, surtout pour ne pas fatiguer les grands-mères. Et puis en fait je me rends compte que tout cela n’était qu’excuses et prétextes pour ne pas le laisser partir trop vite, trop tôt.

Je me savais Maman angoissée et inquiète, je me découvre Maman poule et protectrice.

Je vais abandonner mon bébé, mon tout petit. Pour 8 jours. Chez sa grand-mère française.

Comprenez donc que cette semaine, cette énorme semaine ne sera pas une semaine de liberté, non. Ce sera une semaine de mal-être et de nuages de culpabilité. Et non, nous n’irons pas au cinéma ou boire des coups en terrasse, nous ne nous payerons pas une nuit à l’hôtel comme de jeunes mariés, nous n’organiserons aucune fête chez nous, nous nous terrerons dans notre appartement jusqu’à ce que nous mourrions noyés dans nos larmes. Pour sûr.

Oui mais finalement qui est le chat, qui sont les souris dans l’histoire, hein ?

 

J’ai eu mon bac ! Oui en 1999… (Tag inside)

5 Juil

Le Saint-Grââââââl

C’était au siècle dernier donc, n’est-ce pas ? Oui je suis grabataire.

Toujours est-il que cette idée de Papa Blogueur tombe à la perfection parce qu’en tant que grabataire avec enfants en bas âge, ce sont les vacances depuis une semaine en Belgique et nous en avons profité pour aller voir par monts et par vaux si le soleil était plus chaud ailleurs. Le temps s’est donc raccourci comme par magie et les journées durent à peu près 8h au lieu de 24, je n’ai le temps de rien. Et certainement pas de trouver une idée facilement exécutable pour mon blog.

Je profite de cette facilité que m’offre le TAG J’ai eu mon bac pour vous parler de comment on vivait en 99, on avait des calèches, on s’éclairait avec des lampes à pétrole et on pensait que la Terre était plate alors vous pensez bien que le niveau du Bac était quand même super bas. Ceci explique donc comment j’ai fait pour l’avoir.

  1. En quelle année as-tu eu ton BAC ?
    J’ai eu mon bac en 1999 donc. J’allais avoir 18 ans deux mois après. Ni surdouée ni en retard donc, juste dans la moyenne. Normale quoi. Je suis une fille normale, en fait. On dirait pas comme ça mais si.
  2. Quelle série ?
    C’était la série L soit Littéraire. Je me prenais à l’époque pour une grande scénariste et passais mon temps à écrire des conneries avec mes copains pour les filmer ensuite. On riait beaucoup bêtement de ce qu’on écrivait, on était très fiers d’être aussi bêtes et drôles. Et j’avoue ne pas avoir énormément changé d’humour scénaristiquement parlant.
  3. As-tu reçu un cadeau de ta famille pour l’occasion ?
    Ma grand-mère avait été la première de la famille à obtenir son brevet d’études en 1930 et ma mère avait été la première dans la famille à obtenir son Bac en 1962. Déjà là on leur avait lâché une simple tapette sur la tête genre brave bête alors pensez bien que mon Bac à moi…
    Nan en vrai ma mère était hyper fière et mon cadeau ça a été de me laisser partir seule avec mes copines pour la première fois 3 semaines dans un camping-car à la Tranche-sur-Mer (amoureusement appelé Tronche-ta-Mère par notre humour décapant). J’étais à la limite de l’adulte, quoi.
  4. Quelles études as-tu entrepris ensuite ?
    Des études cinématographiques et audiovisuelles. Ca fait pompeux dit comme ça mais en gros on passait notre temps à regarder des films et des séries, à psalmodier sur Hitchcock et à débiter des âneries psycho-philosophiques sur les intentions inconscientes des monteurs tout en buvant des cigarettes et en fumant des cafés dans des couloirs aux relents de Fame, danseurs compris.

Ptain mais vous êtes trop cons les mecs, je vous le dis depuis le début qu’Hitchcock est un gay refoulé…

  1. Quelle fut ta plus belle note ?
    17/20. En lettres. J’ai fait une bafouille sur la Chute de Camus, je devais être inspirée ce jour-là ou bien le correcteur très complaisant, il devait avoir appris qu’il avait gagné au loto ou je sais pas. Le fait est que c’est ça qui m’a sauvée puisque je ne sais plus trop par quel mic-mac administratif, en début d’année on nous avait proposé la possibilité d’échanger nos notes de Bac de français (passé l’année précédente) avec celles que nous allions avoir en 1999. J’avais eu 8/20 en faisant une magnifique argumentation sur le papier toilette parfumé. Et 7/20 à l’oral en y allant les mains dans les poches tellement j’étais ailleurs à ce moment-là (j’expliquerais peut-être un jour pourquoi mais rien à voir avec des quelconques drogues). Je m’étais dit que je ne pouvais pas avoir pire que 8 donc qu’il valait mieux que j’échange. J’ai bien fait.
  2. Quelle fut ta plus grosse branlée ?
    7/20, l’oral de français. Note que je n’avais pas pu échanger malheureusement.
  3. À l’oral ou pas ?
    Bah non, même pas. Mais par contre j’y ai accompagné mes copines qui y allaient. Pour ne pas les laisser seules et pour voir comment c’était.
  4. T’as fait la fête ensuite ? Explique…
    Pas vraiment tout de suite, on a attendu que nos copines l’aient (ou pas) pour le fêter, je crois qu’on est allés au resto mais je ne suis plus sûre…on était de toute façon très sages donc ça m’étonnerait qu’on ait fini au poste de police. Ou alors l’alcool a vraiment fait beaucoup de ravages dans mon cerveau. Ouais je sais, je suis pas très fun à 17 ans.
  5. Ton avis sur le BAC aujourd’hui.
    Je suis partagée. En 1998, on s’est battus pour le garder parce qu’on estimait qu’il était important, que c’était l’examen final qui clôturait tant d’années de souffrance. Ce que je trouvais dommage à l’époque c’était que malgré une année moyenne voire bonne, si on ratait le bac, on doublait. Je ne sais pas si ça a changé aujourd’hui ou si on tient un peu plus compte des résultats de l’année écoulée ou pas. Mais foncièrement le Bac ne servait déjà plus à rien pour trouver du boulot en 1999, je ne pense pas que ça soit encore plus utile aujourd’hui. Mais voilà, c’est une finalité…
  6. Un souvenir personnel qui fait pleurer de ce Bac ?
    Qui fait pleurer, je ne sais pas. Mais je trouve que le moment des résultats a été un des moments les plus stressants de ma vie. Je me souviens me rendre au lycée où on avait passé les examens avec mes amies, en RER, dans un silence de plomb. Cette approche vers les grilles ou les résultats étaient affichés, cette foule déjà présente qui se pressait. Je me suis rendue en premier lieu aux recalés d’office, ouf il n’y avait pas mon nom, je n’étais donc pas complètement perdue. Puis je suis allée à ceux qui devaient passer à l’oral et je n’y ai pas vu mon nom, non plus. Là j’ai vraiment paniqué. Pas une seule seconde, ça ne m’a traversé l’esprit que j’aurais pu être admise du premier coup. C’était impensable vu le peu de motivation que j’y avais mis et mes notes exécrables en philosophie pendant toute l’année (le plus gros coeff). Je m’étais dit qu’ils m’avaient forcément oubliée, que j’allais devoir le repasser dans la foulée…et c’est une de mes copines admises d’office qui m’a dit qu’elle avait vu mon nom sur le tableau.
    Et j’y étais. Là, parmi les autres. Avec à peine plus que la moyenne J’étais quand même honteuse en rentrant chez moi parce que je me suis dit directement que si j’avais bossé un tant soit peu, j’aurais peut-être même pu obtenir une mention pour crâner après (hahaha).

Iiiiiiiiiiiiiiiiiiih chui recaléeeeee !!! Trop la fête !!!

Toujours est-il que je félicite tous les petits français et les petites françaises ou étudiants dans des lycées français qui ont eu leur bac et je fais un gros bouhouhou c’est pas grave, ce sera pour l’année prochaine (ça suffit comme punition de dire ça) à tous ceux qui ne l’ont pas eu ! Et je remercie Papa Blogueur pour ce chouette tag qui m’a rappelé des souvenirs périlleux mais chouettes (parce qu’ils sont loin maintenant).

{Ca jacasse} Et la nouvelle Reine de la semaine est…

26 Juin

La semaine dernière j’ai eu l’immense honneur d’être élue Reine de la semaine pour la dernière mouture {Ca jacasse} sur les nuits de bébé.

Alors d’abord j’voulais remercier ma mère, sans qui je ne serais pas là aujourd’hui (CQFD) et puis aussi mon bébé qui me fournit de la matière et…ah on me dit dans l’oreillette qu’on s’en fout.

Cette semaine, le nouveau thème était sur les Papas pendant l’accouchement et après avoir lu tous les articles, je peux dire qu’il y en a pléthore des genres de Papas pendant l’accouchement !

Et comme je ne voulais pas rester les bras ballants sans rien dire à propos de mon compagnon, voici ma bafouille (que vous pouvez zapper si vous ne tenez plus de savoir vite vite le résultat !)
Mon cher et tendre petit poulet d’amour a été mon soutien et mon souffre-douleur pendant neuf mois. Je crois qu’il m’a vue passer par toutes les émotions possibles et imaginables sans broncher, en tirant toujours sur mon fil pour ne pas que je m’envole de trop et que je reste un peu sur terre, il m’a offert mon coussin d’allaitement qui a été mon meilleur ami pendant plusieurs mois, il s’est impliqué comme jamais et a développé avec son fils un lien indéfectible dès le 5è mois de grossesse grâce à l’haptonomie qui a super bien fonctionné, tellement que parfois le râleur ne se réveillait que quand il entendait la voix de son père rentrant du travail, prêt à jouer avec lui et mon ventre devenait leur terrain de jeu privilégié, il devenait acteur de cette grossesse. Nombre de fois où il m’a répété que s’il avait pu, il l’aurait porté à ma place, d’ailleurs !
Et puis à notre accouchement qui a duré un peu trop longtemps, il n’a pas dérogé à la règle, présent, discret, essayant de m’aider du mieux qu’il pouvait, me massant le dos jusqu’à s’en faire une tendinite. Et au moment où notre fils est arrivé, je l’enviais, jalouse que j’étais de le voir assister à toute la scène sans que je ne puisse rien voir moi-même, juste sentir. Il a ce plus sur moi qui l’ai porté, il a été le premier à le voir, à me dire « il a plein de cheveux ! ». On s’envie l’un l’autre de ce qu’il nous a été possible de faire.
Et puis, une demie-heure plus tard, je le vois aller s’enfermer dans la salle de douche et l’entends pleurer pendant de longues minutes. Je l’ai écouté s’accorder ces minutes de répit, de relâche, allongée avec mon bébé sur moi. Après une pression constante de 9 mois, il pouvait bien se permettre un peu de relâchement une dizaine de minutes ! Depuis, il est le papa que je m’étais toujours imaginé, celui qui est là, investi, actif, participatif, à part entière, celui qui éduque, qui aime, qui gronde, qui joue, qui est fier et que j’admire sous toutes ses coutures. Alors voilà, mon amour, on ne t’a rien offert pour ta fête des Pères parce qu’on n’arrive pas à trouver de cadeau suffisamment grand pour te montrer combien on t’aime et combien tu es le meilleur Père du monde.

Aaaaah c'qu'on est bien sur Papa !

Aaaaah c’qu’on est bien sur Papa !

Un peu comme tous les Papas d’ailleurs, parce qu’aucun n’a failli à la règle, aucun ne s’est évanoui, aucun n’a pris tout cela à la légère même si au départ c’était plutôt à la cool comme chez Lalotte Papotte, il va au boulot tranquille pépère et finalement se laisse avoir par tous les stades émotionnels de la panique lorsque les choses sérieuses arrivent. Des Papas cools, ça rassure la maman, ça permet de relativiser un peu aussi parfois, notamment quand l’accouchement se passe différemment de ce qu’on imaginait et qu’on perd nos repères, le Papa devient alors cette espèce de zone-tampon indispensable même si parfois maladroite entre la réalité du personnel hospitalier et notre vision parfois altérée et inconsciente des choses, comme c’était un peu le cas pour Vanette.

Parfois, le Papa fait place à des stratagèmes inconscients pour cacher sa nervosité et il se transforme en grand enfant clown qui nous fait un peu devenir Maman avant l’heure, à l’instar de Maman Joker ! Une fois qu’il est devenu Papa, tout le stress était parti et j’ai beaucoup aimé cette phrase « Il aura permis à Nono de devenir une personne à part entière en la dissociant de moi« . Le Papa accompagne la Maman aussi pour ça, pour que l’enfant grandisse et un jour quitte le nid.

Mais des fois on aimerait bien y rester longtemps dans ce nid de douceur qui vient tout juste d’être construit ! Comme la Maman, le Papa aime s’y retrouver et a du mal à le quitter. Chez Jess, c’est ce qu’il s’est passé ! D’autant plus qu’une fois n’est pas coutume, le personnel hospitalier a compris  apparemment depuis longtemps que le père est aussi important que la mère dans tout ce long processus et lui accorde le temps et les contacts nécessaires au début d’une relation pas si évidente que ça.

Même en faisant soi-même partie du personnel hospitalier d’ailleurs, on ne sait jamais vraiment comment ça va se passer ni comment son compagnon va réagir, n’est-ce pas Julie Maman ? Et puis au final on est parfois souvent agréablement surprises !

Mais dans l’ensemble, tous les Papas ont été hyper encourageants ! Finalement, c’est un peu leur boulot hein ! D’ailleurs,  D. de Les Idées de D., après avoir fourni autant d’efforts et avoir été si présent, est-ce que ton compagnon a pu aller profiter un peu du jardin ensoleillé de tes parents à ta place ?

Parce que tous ces efforts, ça fatigue ! Parfois même avant d’en avoir fourni, c’est surtout le cas pour les accouchements nocturnes ! Mais ils sont remplacés par des hôtes de qualité comme le compagnon de Kali remplacé par Georges Michael le temps de l’attente pendant que celui-ci reprenait des forces pour affronter les 10 minutes les plus dures de sa vie 😀

Des fois, il vaut mieux qu’ils se reposent sinon on a droit à des « Ferme ta bouche ! Ferme ta bouche ! » pendant qu’on pousse, c’est l’expérience qu’a vécu Maman Tu Fais Quoi et rien que d’imaginer la scène, j’ai rigolé comme une baleine !

Finalement, si eux-mêmes nous avaient raconté leur aventure, ça aurait probablement donné quelque chose comme le récit d’Edenly qui écrit du point de vue de son compagnon et nous explique comment il a réussi vaillamment à faire face à sa femme paniquée !

Tout cela me donne envie de faire des magnifiques déclarations d’amour à ces super Papas comme l’a fait Kraoline, parce que oui après tout, ils méritent tout autant les félicitations du jury des Mamans !

Et puis il y a des Papas qu’on oublie un peu parce qu’ils ne peuvent pas être là parce qu’on pratique une césarienne, et qu’on leur interdit. Ceux qui attendent patiemment mais qui s’inquiètent et qui tentent d’être présents le plus possible malgré les barrières qu’on leur met. Ceux qui sont le relais entre les Mamans et la néonat et rien que parce que malgré toute mon imagination, je ne fais qu’effleurer la dose de courage de ces Papas là et de celui des jumeaux de Fashion Family en particulier.

C’est à elle que je lègue ma couronne et au Super Papa qui l’accompagne qui sera donc le Roi de Ca jacasse pour cette semaine !

Gloire à la nouvelle Reine Fashion Family ! Longue vie à la Reine 😀

Voici ta couronne, profites-en bien !

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