Archive | décembre, 2013

Le mensonge de Noël

29 Déc

Voilàààà Noël est passé…enfin la date parce que la distribution de cadeaux va continuer de notre côté pour notre râleur et pour les enfants de nos amis que nous n’avons pas encore pu voir.

Cette année était la première où notre fils se rendait réellement compte de l’impact de Noël sur notre quotidien. Parce que oui, c’est un impact énorme. On en entend parler pendant des semaines auparavant, on décore la maison, on achète le sapin, on fait des gâteaux, on apprend des chants de Noël, on regarde des dessins animés qui en parlent…

Comme expliqué l’an dernier, en Belgique, il y a aussi Saint-Nicolas qui arrive le 6 décembre et qui prépare mentalement à la folie des fêtes. C’est la première étape de l’acceptation de tout ce stress. Parce que oui finalement, les fêtes c’est hyper stressant de manière générale mais surtout quand on est parent d’enfants qui commencent à se poser des questions sur le monde autour d’eux.

Il faut que les parents jouent le jeu si on veut conserver un peu de cette douce innocence et de cette croyance (que d’aucuns jugeraient inutiles mais personnellement j’ai adoré Noël et j’ai adoré croire à tout ça pendant des années, et toute la violence commerciale m’est apparue par après amenant son lot de désillusions). Et des fois ce jeu se complique assez bizarrement.

Il faut donc inventer, imaginer, créer…en gros, il faut mentir. Et encore n’étant pas croyants ni pratiquants, nous ne faisons pas en plus intervenir des mythes religieux dans nos histoires sinon on ne s’en sortirait plus !

En fait, c’est assez bizarre parce que je ne me souviens pas avoir déjà menti à mon fils, que ce soit dans des situations délicates, dans mes réponses à ses questions, j’ai toujours essayé de lui dire la vérité par respect pour lui et pour l’être qu’il est, je ne me suis jamais cachée derrière des mensonges nébuleux, même si mes explications hasardeuses données un peu au dépourvu ne lui ont pas paru claires du tout certaines fois !
Alors on recommençait du début histoire de retrouver un peu de clarté, mais on ne mentait pas.

Et là je me retrouve à inventer des carabistouilles illogiques au possible sur le Père Noël, sa capacité de distribution de milliards de cadeaux en une nuit, le fait qu’il dépose des cadeaux pour d’autres au pied du sapin, et le fait qu’il en a déposé pour lui chez d’autres personnes.

Et là concrètement, ça ne rime à rien pour lui.

Il ne dit rien, il acquiesce, mais du coup il s’embrouille un peu se demandant ce que Papa Noël va lui amener pour son anniversaire qui sera en février. Il demande pourquoi Papa Noël n’a pas déposé tous ses cadeaux d’un coup chez lui ? Bah oui hein pourquoi ? Alors tu t’empêtres dans des raisons vaseuses qui ne seraient probablement plus acceptées s’il avait 5 ans de plus.

Donc tu te dis que tu vas devoir t’adapter tous les ans avec sa crédulité qui va réduire au fur et à mesure et les mensonges vont devenir de plus en plus bêtes et difficiles à digérer.
Mais c’est aussi un choix de notre part, de ne pas lui dire la vérité pour une fois. Et on doit l’assumer par nos mensonges.

On se rend bien compte que c’est idiot, mais je ne sais pas pourquoi je n’ai pas envie de lui dire tout de suite que non c’est Papa et Maman qui lui achètent ses jouets, que la liste est faite uniquement dans le but de savoir ce qu’il veut pour aider famille et amis à lui trouver le cadeau de ses rêves, qu’on passe des heures dans les magasins à galérer pour trouver ce qu’il veut, qu’on dépense l’équivalent du PIB de la Micronésie et que c’est pour ça qu’il peut manger des spaghetti au jambon pendant 2 semaines après.  Non je n’ai pas envie de lui parler de tout ça, pas maintenant. Je fais l’autruche sans doute…

J’avais lu dans un article que finalement tout cela importait plus aux parents qu’à l’enfant, que la découverte de la vérité attristait plus les grands que les petits, c’est sans doute vrai, on perpétue une tradition qui finalement nous fait plus plaisir à nous qu’à eux. Mais qu’importe si dans l’histoire, tout le monde est content, non ?

Liste des mensonges de ces derniers jours :

_Comment fait Papa Noël pour distribuer tous ses cadeaux ? Papa Noël a un pouvoir magique : il peut arrêter le temps. Donc le 24 décembre à minuit, la terre s’arrête de tourner, le monde également, les gens dorment donc ne se rendent compte de rien et quand Papa Noël a terminé, la terre recommence à tourner et la nuit se poursuit.
Du coup on doit s’y tenir pour l’instant si on veut rester un minimum logique, les cadeaux c’est forcément après minuit ! Donc le lendemain matin pour lui…

_Pourquoi Papa Noël distribue des cadeaux pour les autres chez nous et inversement ? Comme ça, il y a des cadeaux partout dans le monde, pardi ! Et tout le monde a quelque chose au pied de son sapin.

_Pourquoi Maman a reçu des cadeaux avant que le Papa Noël ne soit passé ? Et pourquoi les grands se font des bisous et se disent merci ? C’est simple, Papa Noël ne passe QUE pour les enfants sages, les grands ne sont plus des enfants mais comme on aime bien offrir et recevoir des cadeaux, on s’en offre entre grands pour se faire plaisir !

_Pourquoi le Papa Noël du magasin il ressemble pas au Papa Noël qu’on avait vu hier ? Euh…(intense réflexion). Oh regarde un poisson mort dans le ciel !

 

Et vous, qu’avez-vous décidé ? Mentir ? Dire la vérité ? Qu’est-ce que ça a changé de dire la vérité ? Et quels ont été vos mensonges, vos versions ?

Mais qu’est-ce que ça peut vous foutre ?

10 Déc

Aaaaaah alors voilà le fameux point de friction entre celles qui ont fait comme ci, celles qui ont fait ça, qui ont vécu ci et qui ont vécu ça. Qui y vont de leurs « bons » conseils sur tous les sujets concernant la parentalité !

La voilà cette fameuse terre de conflits où sans le vouloir, en énonçant tes envies, tes besoins, tes désirs liés à ta grossesse, à ton accouchement, à ta parentalité, tu entres dans une gueule sans fond comme tu entres en politique, où tu te fais mâcher, broyer, avaler, digérer, recracher dans un état plus que limite si tu es un tant soit peu sensible et si tu cherches des réponses, ce qui est finalement le lot de toutes les futures mères, non ?

Je l’avais bien visitée cette terre, du temps de ma première grossesse…cette terre où tu ne fais que rencontrer des gens qui, tu ne sais pas trop pour quelle raison, s’échinent à instiller le doute dans tes pensées et où certaines bonnes volontés te disent de passer outre et de faire comme tu le sens.
Et tu culpabilises de ne pas avoir assez de leur bon sens pour arriver à prendre tes distances, où tu te dis que tu es faible d’écouter et de te laisser influencer aussi facilement et de ne pas avoir assez de jugeotte pour tout savoir faire toi-même intuitivement et te faire suffisamment confiance.

J’ai peut-être moi aussi été habitante de cette terre sans m’en rendre compte et y suis allée de mon bon conseil sur tout auprès d’une future maman amie et j’en suis désolée si ça a été le cas. J’ai déménagé, si ça peut vous rassurer.

Et sur cette terre, tu te retrouves à devoir te justifier quant à ton choix d’allaiter par exemple. Alors que beaucoup de gens te demandent pourquoi tu t’emmerdes finalement, c’est tellement plus facile les biberons ! Et puis est-ce que tu auras assez de lait hein ? C’est pas dit que tu le réussisses cet allaitement finalement ! Mère sacrificielle, va !

Et a contrario, on te demande de te justifier si tu donnes des biberons à ton enfant. Alors que l’allaitement naturel, c’est tellement mieux pour eux. Tu veux que ton enfant soit malade tout le temps ? Et pourquoi tu n’essaies pas quand même, tu peux au moins faire ça non, pour ton enfant ? Mère indigne, va !

Mais j’ai une question qui me brûle les lèvres à chaque fois et que je n’ose pas poser, de peur que la terre de conflits ne se transforme en terre de disputes : MAIS QU’EST-CE QUE CA PEUT VOUS FOUTRE À VOUS ?

J’ai choisi pour mon deuxième accouchement de ne pas prendre de péridurale et oui je vais douiller très certainement, mais sérieusement qu’est-ce que ça peut vous foutre ? C’est MON corps ! C’est MA souffrance ! C’est MOI qui vais douiller, pas VOUS. C’est MOI qui m’y prépare, pas VOUS ! C’est moi qui assume mes choix, pas vous !
Je ne vais pas vous reprocher à vous de ne pas m’avoir assez convaincue de prendre la péridurale en venant vous poser un stimulateur musculaire intensité 220 volts sur le bas des reins pour vous montrer ce que VOUS m’avez infligé !

J’ai choisi d’allaiter naturellement mon enfant autant que faire se peut mais sérieusement, qu’est-ce que ça peut vous foutre ? Ce sont MES seins ! C’est MON temps ! C’est MON envie ! C’est MA fatigue !
Je ne vais pas me mettre à vous arroser de mon lait en représailles parce que vous ne m’avez pas assez convaincue de prendre du lait artificiel et que je regrette mon manque de sommeil pendant que j’aurais pu laisser le papa s’occuper de sa progéniture !

Et si j’avais choisi le biberon parce que je n’avais pas envie d’allaiter naturellement, qu’est-ce que ça aurait changé pour vous ? Est-ce que mon enfant aurait été moins aimé, moins choyé ? Et sincèrement qu’est-ce que ça peut vous foutre tant que MON enfant est nourri à SA faim ?

Si j’avais choisi d’accoucher dans l’eau, chez moi, en maison de naissance, dans la forêt, dans ma piscine…tant que vous n’êtes pas là pour assister et voir la tête de mon bébé sortir , sérieusement qu’est-ce que ça peut vous foutre ? En quoi c’est important pour vous que je ne veuille pas accoucher à l’hôpital tant que j’anticipe et prépare suffisamment MON accouchement pour palier aux divers problèmes qui pourraient survenir ?

Et en quoi ça vous importe que j’accouche en milieu hospitalier ? Et si j’ai envie d’accoucher debout ? Ou à 4 pattes ? Si je veux écouter Patrick Sébastien pendant mon accouchement ? Si je veux pouvoir rebondir autant que je veux sur une grosse balle ? Si je veux me suspendre à des cordes ? QU’EST-CE QUE CA PEUT VOUS FOUTRE ?

Vous pensez quoi, quand vous m’écoutez émettre mes désirs ? Que je suis une irresponsable qui fait tout pour faire subir à son enfant le pire sort possible ? Est-ce que j’ai émis l’idée de le tuer à la naissance ? Est-ce que j’ai émis un quelconque désir de prendre mon enfant pour un punching-ball dès son plus jeune âge ? Est-ce vous m’avez entendue dire que j’ai décidé de le laisser mourir de faim pour l’expérience ?

Non je veux juste vivre ma grossesse, mon accouchement et ma parentalité selon mes convictions, selon mes possibilités, mes propres limites qui m’appartiennent, selon MES choix en accord avec celle qui arrivera bientôt dans notre vie et que je vais apprendre à connaître en prenant MON temps et pas le vôtre.

Alors sérieusement, avant d’émettre la moindre opinion sur mes choix, si vous y réfléchissez quelques secondes et si au fond vous vous rendez compte que vous n’en avez rien à foutre de ce que j’ai choisi et de ce que je vais subir en pleine conscience, chut, ne dîtes plus rien, laissez-moi tranquille, vous serez gentils, merci.

Zeeeeen…

Le jour où j’ai fait mes adieux à Paris

4 Déc

D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours vue vivre à Paris.
Je suis une banlieusarde en vrai, pas une vraie parisienne avec un code postal qui commence par 75. Je suis la fausse parisienne qui connai(ssai)t la ville aussi bien que sa poche, qui avait ses endroits secrets, ses repères, ses fiefs…

Lorsque l’on me demandait d’où je venais, il m’était plus facile de répondre Paris que de m’empêtrer dans des noms de villes de banlieue proche dont tout le monde se fout ou a peut-être déjà entendu parler un temps lors d’un fait divers sanglant ou de rumeurs crapuleuses sur des malversations politiques.

Donc Paris, c’était comme chez moi finalement. Je n’habitais qu’à 7km du premier parisien, à vol de pigeon, j’aurais presque pu lui faire caca dessus tous les matins après mon petit dèj.

Quand j’étais petite, je clamais volontiers que plus tard, je vivrai dans un loft à New-York avec vue sur les gratte-ciel ou dans un petit appartement de Montmartre au rez-de-chaussée avec un tout petit jardin dans une impasse. Dans les deux cas, donc, il me fallait beaucoup d’argent. Mais comme j’avais également prévu d’être écrivain et pianiste mondialement reconnue ainsi qu’institutrice et vétérinaire à mes heures perdues, je pensais que l’argent tomberait du ciel, comme les cacas de pigeons parisiens !

Hey salut touriste !

Et puis la vie est arrivée. Avec son lot de surprises et de découvertes, de difficultés aussi parfois. J’ai donc rencontré mon belge au hasard et la vie s’est chargée du reste.

Quand je l’ai rencontré pour la première fois, je situais bien Bruxelles mais je n’y avais jamais mis les pieds. Par manque d’attrait sans doute, la Belgique ne m’avait jamais vraiment fascinée, ça n’était pas le pays le plus glamour non plus. Ma mère avait eu dans sa prime jeunesse un mariage fâcheux avec un belge et aujourd’hui encore, elle cherche le nom de la ville où elle était venue pour rencontrer sa belle-famille. Dire si ça lui avait marqué l’esprit !
Bruxelles était pour moi ce « plat pays » que Brel chantait (alors qu’en fait il ne chante pas du tout Bruxelles dans cette chanson et ça m’a d’ailleurs valu quelques déconvenues lorsque j’ai dû mettre des grappins sous mes chaussures et prendre des mousquetons au cas où pour monter certaines chaussées bruxelloises). Je savais qu’on y mangeait des frites, du chocolat, qu’on y buvait de la bière tout en disant « une fois » à toutes les fins de phrases. Bref, le summum du cliché.

En gros, j’étais une vraie quiche en Belgitude.

Alleï t’viens on va aller s’prendre des moulfrit’ une fois !

La première fois que j’ai rencontré celui qui allait être mon futur mari, j’étais en terrain connu, il était de passage à Paris, je lui ai dit « allons boire un café !« , je savais où aller, où l’emmener, j’avais matière à l’éblouir avec ma ville, mon chez-moi, je lui avais donné rendez-vous sur les marches de l’Opéra Bastille et nous étions allés dans le Marais déguster une part de tarte. Tout cela m’appartenait, faisait partie de mes habitudes de parisienne et je pensais, à l’époque, pouvoir en profiter toute ma vie de ces rues, de ces quartiers, de cette ambiance.

Et puis j’ai mis les pieds à Bruxelles.

Première constatation : j’ai détesté.
C’était en mars, il pleuvait ce week-end là, ce bordel architectural heurtait mes rétines formatées par les immeubles haussmanniens, j’ai eu du mal à me faire aux multiples sirènes de Chicago des ambulances et de la police, tout me semblait assez sombre, rouge et…nordique. Bref, entre Bruxelles et moi ça n’a pas été le coup de foudre DU TOUT.

Bouuuuh pas belle booooouuuuh ! Tu pues du cul !

J’ai passé un an à faire les allers et retours entre ces deux capitales tant et si bien qu’au bout de cette année à vivre dans mes valises, nous avons décidé que je m’installerai à Bruxelles, plutôt que mon amoureux à Paris. Aussi bien pour des questions de budget que de travail à ce moment-là.
C’est donc un peu à contre-coeur que je quittais ma ville-lumière, celle qui faisait partie de moi, que je chérissais au plus profond de moi-même pour m’installer dans ce trou.

Il m’aura fallu quelques années pour m’habituer, pour apprécier la ville, pour ne pas sans arrêt la comparer comme on compare son nouveau compagnon à un ex dont la rupture n’a pas été entièrement consommée.
Le deuil ne se fait pas en un jour et j’avais jusqu’à il y a encore quelques années l’espoir que l’on puisse un jour revenir vivre à Paris et cette fois avoir un code postal qui commence par 75.

Mais rien qu’en l’écrivant, je prononce « septante-cinq » dans ma tête et non « soixante-quinze »…

Je suis partie à Paris le week-end dernier pour retrouver des amis. Un aller-retour express comme j’en ai l’habitude mais qui cette fois, je ne sais pas trop pourquoi, n’avait pas la même saveur. Peut-être parce que je partais seule sans ma famille ou simplement peut-être parce que Paris ne me fait plus autant vibrer.

J’étais assise dans le Thalys qui avançait et quittait la gare de Bruxelles-midi et j’ai adoré la vue que j’avais. J’ai adoré regarder ces immeubles que je connaissais sur le bout des doigts, j’ai adoré entrapercevoir les coins dans lesquels je me suis promenée maintes et maintes fois, j’ai adoré en découvrir encore de nouveaux que je n’avais jamais remarqués, j’ai adoré ce que je voyais et mon coeur a vibré pour Bruxelles, pour cette ville qui est devenue mienne au fil des ans, malgré tout ce que je détestais au départ, malgré les difficultés que j’ai eues ici pour reconstruire ma vie.

(c) Marc Segond

Bruxelles est MA ville. C’est un constat surprenant et j’en étais la première étonnée. Je suis chez moi ici. Je suis petit à petit tombée amoureuse de cette ville et lorsque des amis viennent de France, c’est avec un plaisir non dissimulé que je leur fais partager nos coins, nos fiefs, nos endroits favoris, nos habitudes.  Et même si c’est parfois encore difficile, même si je râlerai encore très certainement contre elle, je me dis qu’il n’y a pas un pays ni une ville où la vie est complètement sereine.

En arrivant à Paris, ce sentiment a été plus que confirmé : le métro, le RER, les gens, le climat maussade actuel. J’ai assisté en l’espace de 15 minutes à 3 disputes environnantes à la Gare du Nord. Les chemins que j’empruntais ne vrombissaient plus en moi comme avant, il n’y avait plus de plaisir. J’en ai déduit que je n’étais plus amoureuse de Paris.
J’en apprécie toujours autant la beauté et j’aime toujours autant m’y promener. Mais je crois que j’ai définitivement fait mon deuil parisien. Il m’aura fallu presque 8 ans pour arriver à tourner cette page parisienne mais aujourd’hui, je crois que peu de raisons valables me feront revenir un jour et quitter Bruxelles, qui m’a adoptée et que j’ai adopté.

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