Archive | décembre, 2012

La puissance du Margoulin

29 Déc

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Il est de ces films qu’on se refuse à voir, de ces situations dont on ne peut parler, de ces histoires que l’on n’aime pas lire ou entendre.
Parce qu’elles semblent trop dures à évoquer, qu’elles sont difficiles à regarder de face, surtout quand on n’en connaît pas la fin ou qu’au contraire on ne la connaît que trop bien.

Je suis un peu autruche parfois, je me suis toujours interdit de lire des récits d’enfants malades parce que cela réveillerait de trop grandes angoisses en moi et que je ne saurai probablement pas faire face à mon inquiétude. C’est par exemple le cas du livre d’Anne-Dauphine Julliand, Deux petits pas sur le sable mouillé, que je suis dans une incapacité totale de lire.

Je m’interdis également de voir le film La guerre est déclarée. Même si la fin est heureuse, le parcours du combat contre la maladie, les nouvelles règles du monde médical, la frustration d’être spectactrice de cette souffrance et ce sentiment d’impuissance sont des obstacles que je n’arrive pas à surmonter.

Depuis que je suis maman, il y a des expériences dont je me passe pour me protéger de la douleur, pour me barricader parce que la souffrance de ces mamans, ça pourrait être la mienne…

Et puis un jour, sans qu’on ne le veuille, sans qu’on s’y attende, ÇA fait son entrée par la petite porte. ÇA ne nous touche pas directement  quand c’est une amie que CA touche mais on se sent autant broyée que si c’était notre enfant, là, sur un lit d’hôpital qui du haut de ses 2,5 ans ne sait pas quel fardeau vient de tomber sur ses petites épaules.

Et pourtant, tout fardeau pesant, ce petit Margoulin sourit et nous apprend la vie.

Humblement, humainement, avec toute la volonté et la confiance qu’un enfant peut ressentir. Parce que même si tout ÇA est difficile, il prend la vie comme elle vient et fait preuve d’un courage exemplaire.

Et pour une fois, je ne peux pas faire l’autruche devant tant de sourires et de joies malgré les nausées, les examens médicaux, la chimio, les corticoïdes qui donnent faim et la peur. Parce que pour une fois, je ne vois plus que le côté froid, le côté médical de toutes ces procédures, la colère et l’injustice, je vois surtout la force et la volonté de parents, d’une petite soeur et de grands-parents, de toute une famille et d’amis derrière un petit garçon qui le mérite grandement, je vois la puissance de l’espoir et de la foi en une heureuse finalité. Parce qu’il ne peut en être autrement.

Son papa et sa maman en parlent beaucoup trop bien sur leur blog pour que j’en fasse le résumé et je vous laisse donc le soin d’aller encourager le parcours de Super Margoulin parce qu’il a besoin de tout l’amour du monde pour mettre sa cape de super-héros et pouvoir recharger ses batteries.

Petit Aurian, je te souhaite que tout bientôt, tu n’ais plus du tout « un ti-peu peur »…

L’étrange histoire de Benjamin Bouton

17 Déc

D’aussi loin que je me souvienne,
Je suis né un jour normal
Il n’y avait ni guerre, ni haine,
Mais un bouleversement hormonal.

La révolution s’opérait dans mes contrées,
Il fallait que j’en sorte ardemment
Que j’aille quérir ma liberté
Que je sois enfin indépendant

Mon baluchon sur l’épaule,
Sur des routes discontinues
Je prenais le contrôle
Prêt à exploser le premier venu

J’en ai traversé des pores
J’ai éradiqué des racines
Je devenais de plus en plus fort
Je me riais de la médecine

Tout le monde me craignait
J’étais devenu une cible
On essayait de me contrer
Mais j’étais invincible

J’apportais désespoir et douleur
Plus je faisais mal à mon pays
Plus je faisais mon bonheur
Plus de pitié, plus de merci !

Enfin je voyais la divine lumière
Encore quelques légers coups de pioche
Liberté, tu m’as taillé, chère joaillière
Je suis ton diamant, ton…SPROTCH !

Moralité :
Nous recherchons tous la délivrance
Parmi des obstacles que nous franchissons
Mais à trop faire souffrir dans l’indifférence
Ainsi périt Benjamin Bouton.

XMas Brussels Vintage Market !

16 Déc

Ce week-end aux Halles Saint-Géry se tient le X-Mas Brussels Vintage Market. Pas loin du Marché de Noël officiel – Plaisirs d’hiver mais avec beaucoup moins de monde !

Si vous aimez les vêtements vintage mais que vous n’avez pas le temps d’aller aux autres Vintage Market, c’est le moment parce que c’est ce qui se trouve en majorité, avec des bijoux ! Mais il y a aussi d’autres chouettes stands de créateurs notamment pour les petits ! Il y a également plusieurs animations et vous pourrez trouver les détails  en suivant ce lien : Christmas Brussels Vintage Market !

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J’veux pas dire mais…

10 Déc

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Je n’ai pas mangé de pomme entière depuis presque 3 ans.

A Christmas Drama

9 Déc

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Maison décorée, sapin déguisé, cannelle qui embaume l’appartement, petits sablés coincés dans leur boîte…ça sent Nowel !

La crise pour tous

8 Déc

Cette année, j’ai décidé d’écrire au Père Noël…
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J’ai préféré laisser le doute planer sur le réel emplacement de son siège social, Pôle Nord, Finlande, Tombouctou, même combat.

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Saint-Nicolas VS Père Noël – The Ultimate Fight of the End of the Year !

4 Déc


Ils font genre ils sont amis mais en vrai, ils se mettraient bien sur la gueule.

Au moment même de mon installation en Belgique, j’ai découvert les rites de la Saint-Nicolas. Auparavant, je dois bien l’avouer, je n’étais nullement au courant de cette fête qui, pour moi, se résumait bêtement à fêter les Nicolas que je connaissais. Dans ma région parisienne natale, on n’en parle pas vraiment, on ne l’aborde pas, c’est un peu le Voldemort de Noël, non il ne revient pas, il n’y a que le bonhomme rouge débonnaire qui existe !

Ma mère ne m’a jamais parlé de Saint-Nicolas non plus parce qu’il faut bien le dire, elle n’aime pas Noël et donc déjà devoir aborder l’existence avec des gamines avides de tout savoir, de cet individu qui la force à acheter des trucs qu’elle n’a pas envie d’acheter, juste pour satisfaire les obsessions consuméristes de ses enfants, c’est déjà trop.

Du coup, je me suis retrouvée bien bête quand le bonhomme fut venu. Mon cher et tendre a donc pris soin de m’expliquer en quoi toute cette liesse consistait. Parce qu’il faut le dire : en Belgique, Saint-Nicolas est beauuuuuuuuuuuuuucoup plus important que le Père Noël.

Oui, je sais, Papa Noël, c’est dur à entendre mais c’est comme ça, tu peux pas comprendre. En général, dans beaucoup de familles belges, on offre plus aux enfants le 6 décembre que le 24.
Je ne vais pas rentrer dans les détails de qui est Saint-Nicolas et qui est le Père Noël parce qu’au final on sait tous que c’est plus ou moins le même hein…Si ce n’est que certains se sont dit que ça pouvait être chouette qu’un vieux bonhomme s’invite chez toi le jour de la naissance de Jésus pour te donner des trucs, juste pour tout mélanger dans la tête des gens et ricaner en mangeant du foie gras et pouvoir diffuser des trucs chiants à la télé avec Arthur.

Et alors moi dans ma grande chauvinitude, évidemment j’ai longtemps refusé de fêter Saint-Nicolas en prenant comme prétexte que je ne suis plus une écolière et je ne voyais pas pourquoi je devais recevoir des trucs et en offrir à des gens qui ne sont pas non plus des écoliers (bon euh à part l’année où mon amoureux a voulu marquer le coup en m’offrant une Nintendo DS…hum, mais c’est la seule fois hein !!!).
Du coup, dans ma grande hypocrisie parisienne, je disais à qui voulait l’entendre que j’attendrais d’avoir un enfant scolarisé pour fêter l’homme à la crosse d’or qui ressuscite des gamins bouffés par un boucher (je me suis d’ailleurs toujours demandé si c’était pas une histoire inventée par les lobbys veggies). Et pis BAM ! J’ai un enfant ! Il va à l’école ! J’suis dans le caca !

Me voilà donc obligée de fêter DEUX fois le même bonhomme. Et comme ici Saint-Nicolas c’est hyper important, mais que chez moi Noël l’est tout autant, je vais devoir vendre des allumettes aux gens avenue Louise sous la neige. On est d’accord.

Alors à votre avis je fais quoi ? Je fête qui ?

Et en attendant, sans vouloir aucunement vous influencer, vous pouvez regarder ce que fait réellement Saint-Nicolas dans la famille Baltus (made by Pic Pic André)…

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